High yield: le taux de défaut est élevé mais orienté à la baisse en Europe

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(NEWSManagers.com) - Le taux de défaut des entreprises non financières européennes émettant de la dette high yield s'est inscrit à 5,9% fin 2013 contre 7,2% fin 2012, selon une étude publiée le 10 mars par Standard & Poor's et portant sur l'Europe des 28, plus l'Islande, la Norvège et la Suisse. En valeur, le taux chute à 2,7 %, contre 4,2 % en 2012. En 2014, Standard & Poor's prévoit un taux de défaut toujours élevé, mais inférieur aux estimations précédentes (6%). Il devrait baisser à 5,2% à la fin du premier trimestre de 2015 en raison d'une légère amélioration des conditions économiques, d'un meilleur accès aux financements, y compris bancaires à l'issue de l'Asset Quality Review (AQR), et d'une amélioration de la qualité de crédit de l'échantillon.

La qualité de crédit des entreprises européennes se stabilise donc quelque peu, sous l'effet d'une amélioration graduelle de la situation économique et de l'appétence confirmée pour la dette d'entreprises offrant des conditions attrayantes. Dans l'ensemble, les défauts d'entreprises reflètent la situation économique des pays européens. À la périphérie, les taux de défaut restent très supérieurs à leur moyenne historique.

En France, avec 8 défauts d'entreprises en 2013 contre 14 défauts en 2012, le taux de défaut chute de 11,1% à 7%. Ce niveau reste sensiblement plus élevé qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni, où les taux sont par ailleurs en léger recul.

Depuis 2009 et l'accélération de l'activité sur le marché high-yield, le taux de défaut moyen sur 5 ans des entreprises européennes s'établit à 7,4%. Toutefois, il est de 4,6% pour les entreprises notées et de 8,5% pour les estimations de crédit. De manière générale, la dette high-yield notée affiche des taux de défaut sensiblement inférieurs à ceux des estimations de crédit, par nombre d'entreprises comme par montants de dette concernés.

Les secteurs les plus touchés par les défauts en 2013 sont les services aux entreprises (principalement de petite taille), les média et les loisirs, les transports (maritime, logistique), la distribution et les restaurants (particulièrement en France et dans les pays périphériques). Hormis le premier, ce sont également ces secteurs qui ont émis le plus de dette depuis 2009. Avant 2009, les entreprises les plus endettées opéraient plutôt dans des secteurs concentrés ou à haute intensité capitalistique : télécoms, métallurgie et mines, bois et papier.

Si l'on considère la période 2007-2013, les taux de recouvrement de dette post-défaut semblent s'améliorer à partir de 2011, avec la reprise économique et la réouverture des marchés de capitaux. Cette tendance est comparable aux États-Unis, où elle est toutefois apparue un peu plus tôt, vers la fin de 2010.

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