Hiddink-Van Gaal, une histoire entre professeurs

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Hiddink-Van Gaal, une histoire entre professeurs
Hiddink-Van Gaal, une histoire entre professeurs

Plus de quarante ans que ça dure. Sur la pelouse, un temps, avant de s'affronter sur un banc par gestions interposées. Ils sont issus de la même école, mais Hiddink et Van Gaal ne s'aiment pas. Entre le succès d'une tête brûlée et les missions mitigées d'un humain convaincu.

Toujours la même rage, toujours les mêmes poings serrés. Il n'y a qu'à regarder son visage pour comprendre ce que peut représenter un but face à son pire ennemi, son plus grand rival, mais aussi une partie de son passé. "Je n'ai eu aucun mal à quitter le Real Madrid, puisque je partais pour le Barça, qui est un plus grand club encore", expliquera-t-il un jour. Il a fait de sa vie une conquête en bleu et grenat, laissant le blanc de Madrid piétiné sous ses pieds. Il faut le voir arborer son nouveau costume, devant l'assemblée du Santiago-Bernabéu, pour provoquer la haine. Plus que nulle part ailleurs, il jouit sous les sifflets. Car il a été adopté à Barcelone, loin du Real, dans le cœur du Barça. Au point d'en devenir l'hériter d'une philosophie et d'en être le précepteur aujourd'hui. C'est le fils d'une idéologie, celle du dogme de Rinus Michels et de son football total importé à Barcelone par Johan Cruyff. Luis Enrique fait partie de cette race d'entraîneur-là, car il l'a compris, sur le terrain, entouré de Pep Guardiola, Phillip Cocu, des frères De Boer, ou encore de Rivaldo, Figo et Kluivert.

C'était le Barça de la fin des années 90. Celui de Louis van Gaal, double champion d'Espagne en 98 et 99, et dont le football touchait à la grâce. Le Pélican était une référence, un fils de l'Ajax qu'il avait conduit à la suprématie en 1995 face au Milan AC de Capello. C'est à ce moment-là qu'un autre chapitre de sa vie commence. Barcelone fait la fête, un 14 février 1999, et Van Gaal explose Guus Hiddink, l'autre référence, celle du PSV champion d'Europe 88, alors sur le banc du Real (3-0) avec un doublé d'Enrique, quelques mois après un nul (2-2) au Bernabéu. Leur bataille des bancs commence. Louis van Gaal ne gagnera plus jamais. Cela dure encore.

"Je n'aime pas comment Hiddink fait jouer ses équipes"


Voilà maintenant plus de quarante ans que Guus Hiddink et Louis van Gaal se connaissent. Dix-huit ans qu'ils s'affrontent sur des bancs, le tout dans trois pays différents. Les Pays-Bas comme point de départ, sur la pelouse d'abord avec des carrières relativement discrètes, avant de passer sur le banc. La moustache pour l'un, le gros bec pour l'autre. Dans l'ombre, au début, pour les deux pour apprendre. Dans la continuité de Kees Rijvers pour le premier, celle de Cruyff pour le second. Dans le fond, ils se…




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