Heyneke Meyer : " Montrer qu'ils sont forts dans leur tête "

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Heyneke Meyer : " Montrer qu'ils sont forts dans leur tête "
Heyneke Meyer : " Montrer qu'ils sont forts dans leur tête "

Après avoir digéré la défaite contre la Nouvelle-Zélande, Heyneke Meyer s'est tourné vers la petite finale contre l'Argentine. Le sélectionneur sud-africain, de nouveau ambitieux, entend bien terminer la compétition sur une bonne note.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LONDRES

Heyneke Meyer, avez-vous été tenté d'opérer davantage de changements dans votre équipe pour cette petite finale contre l'Argentine ?
Il y avait la tentation d’aligner des joueurs frais, mais quand on joue pour les Springboks et que l'on revêt le maillot springbok, même pour un match amical, on représente son pays, on représente ses espoirs et ses rêves. Il n’y a que peu de changements (ndlr : deux modifications dans l’équipe) car faire des changements n’aurait pas été le bon choix. Il nous fallait de la continuité

Après la défaite contre la Nouvelle-Zélande, vous ne sembliez pas très motivé par cette rencontre en déclarant « le match pour la troisième place ne signifie rien, c’est comme embrasser sa sœur »...
Je crois qu'on m'a mal compris. J'ai toujours dit que si vous acceptiez de ne jouer que pour la troisième ou quatrième place, vous ne serez jamais un gagnant. Et ce n'est pas assez bien pour l'Afrique du Sud de jouer pour la troisième ou quatrième place et de s'en contenter. On veut rentrer sur le terrain et gagner le match. Les Argentins ont une équipe de qualité et sont devenus une grande nation de rugby. Ils sont dans le top 4 mondial. Si on n’est pas à notre meilleur niveau, ce sera difficile. Nos joueurs doivent montrer qu’ils sont forts dans leur tête et faire un grand match pour nos supporters.

En 1999, vous étiez l’entraîneur-adjoint de Nick Mallett lorsque l’Afrique du Sud a remporté le match pour la troisième place. Comment comparez-vous les deux situations ?
Il n’y a que quand on est dans la peau du sélectionneur que l’on fait l’expérience des aléas qu’un sélectionneur traverse. À l’époque, j’assistais Nick. Quand on est sélectionneur, les responsabilités vous incombent. Cette semaine est la pire qui puisse être (dans une Coupe du monde de rugby). Vos espoirs, vos rêves (de victoire) se sont envolés. Et pourtant, il faut y aller, il faut jouer et faire la meilleure performance possible. Il faut avoir un mental très fort.

« Victor Matfield est vraiment un immense joueur »

Comment jugez-vous le parcours de votre équipe dans cette Coupe du monde ?
On s’est vraiment bien repris (ndlr : après la défaite contre le Japon en ouverture). On a eu un début difficile et ce serait super de finir sur une grande performance, mais l’Argentine est une équipe de qualité. Beaucoup de jeunes joueurs ont mis la main à la pâte et je suis très fier d’eux.

Comment jugez-vous le potentiel des Springboks mais aussi votre avenir personnel ?
Ce serait vraiment très bien si l’équipe pouvait encore s’aguerrir ensemble, progresser ensemble. Je pense que les contrats fédéraux vont permettre d’aller dans ce sens. J’adore entraîner, donc que ce soit une petite équipe ou les Springboks, j’aimerai ça. J’ai hâte de voir le rugby sud-africain de demain. Les joueurs ont beaucoup appris, les entraîneurs ont beaucoup appris. Les marges sont réduites mais j’espère qu’on peut encore les faire progresser et ce dès le prochain match.

Victor Matfield, capitaine vendredi, fêtera sa dernière sélection...
Je ne sais pas si ce sera le dernier match de Victor, peut-être qu'il peut rempiler pour quatre ans ! (Rire) Victor est vraiment un immense joueur, je ne crois pas qu'on puisse lui rendre assez hommage. Il faut l'applaudir pour avoir réussi à revenir à son âge (38 ans), il donne encore son corps au combat. Il restera parmi les plus grands.

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