Heurts israélo-palestiniens sur l'esplanade des Mosquées

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JERUSALEM, 13 octobre (Reuters) - Des policiers israéliens ont été attaqués à coups de pierre et de fusées éclairantes lors de heurts sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, et quatre manifestants ont été arrêtés. Le site, dans la vieille ville de Jérusalem, est régulièrement le théâtre d'affrontements au sujet de ce que les Palestiniens considèrent comme une menace israélienne sur le site, un lieu saint de l'islam. Israël nie l'existence d'une telle menace. Les juifs vénèrent également ce lieu, qu'ils nomment le mont du Temple. Micky Rosenfeld, porte-parole de la police, a déclaré que des policiers s'étaient rendus sur place après avoir obtenu des informations selon lesquelles des manifestants s'apprêtaient à déclencher une émeute et à perturber les visites. "(Les policiers) ont surpris les émeutiers, ils les ont repoussés et ils ont trouvé sur place des engins incendiaires, des cailloux, des pierres et des bouteilles qui auraient pu servir à attaquer les visiteurs (...) La police a pris l'initiative de prévenir des perturbations", a-t-il dit. Des Palestiniens réfugiés dans la mosquée Al Aksa ont jeté des projectiles en direction des policiers abrités derrière des boucliers anti-émeutes qui ont démantelé une barricade improvisée avant d'enfermer les manifestants dans l'édifice, montre une vidéo de la police. La tension a peu à peu diminué mais à la tombée de la nuit, plusieurs manifestants préféraient rester dans la mosquée de peur d'être identifiés et arrêtés s'ils sortaient, a expliqué une porte-parole de la police. Aucune information ne fait état de blessé et les motifs de la manifestation avortée restaient inconnus. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a démenti tout projet de restreindre l'accès des musulmans au site et il a rejeté la responsabilité des incidents sur des "extrêmistes palestiniens". "Je suis déterminé, Israël est déterminé, à maintenir le statu quo exactement comme il l'a été pendant de nombreuses décennies", a-t-il dit après une rencontre avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. En 2000, la visite du chef de l'opposition israélienne de droite de l'époque, Ariel Sharon, sur l'esplanade des Mosquées après la rupture de négociations israélo-palestiniennes sous la houlette des Etats-Unis avait été considérée comme une provocation par les Palestiniens. Elle avait dégénéré en affrontements et donné le coup d'envoi de la deuxième Intifada. (Ori Lewis,; Marc Angrand pour le service français)

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  • Berg690 le mardi 14 oct 2014 à 00:01

    Provocations habituelles!