Heurts entre partis d'opposition en RDC

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 (Actualisé avec arrestations, déclarations de Kamerhe) 
    KINSHASA, 1er septembre (Reuters) - Des heurts ont éclaté 
jeudi entre des membres des différents partis d'opposition 
congolais, divisés sur la question de leur participation à des 
discussions avec le président Joseph Kabila au sujet du report 
de l'élection présidentielle. 
    Des négociations sur le calendrier électoral réunissant le 
gouvernement, l'opposition et des représentants de la société 
civile ont débuté jeudi. 
    La commission électorale a annoncé le mois dernier le report 
de l'élection présidentielle initialement prévue en novembre et 
qui n'aura finalement pas lieu avant l'été 2017. 
    La plupart des parties d'opposition boycottent ces 
discussions, qu'ils voient comme un moyen pour Joseph Kabila de 
rester au pouvoir.  
    Mais les dirigeants de l'Union pour la nation congolaise 
(UNC) et de l'Alliance des travaillistes pour le développement 
(ATD) ont, eux, décidé d'y participer pour, disent-ils, demander 
le départ du président cette année. 
    Une centaine de militants des partis opposés aux 
négociations ont jeté des pierres et brûlé des pneus devant le 
siège des deux partis. 
    La police a, selon un témoin, fait usage de gaz lacrymogène 
pour disperser la foule et a déclaré avoir arrêté 85 personnes 
qui tentaient selon elle d'empêcher la tenue des négociations 
dans un hôtel. 
    Le président de l'UNC Vital Kamerhe, qui conduit la 
délégation de l'opposition aux négociations, a appelé l'Union 
pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ses alliés à 
rejoindre le dialogue, assurant que les Congolais regarderaient 
de près "qui est le premier à violer la Constitution". 
    Certains manifestants hostiles aux négociations ont scandé 
"Nous allons incendier le QG de Kamerhe! Kamerhe est un 
traître!".         
    La Constitution interdit à Joseph Kabila, élu en 2006 et 
2011, de briguer un troisième mandat, mais la plus haute 
juridiction l'a autorisé à rester au pouvoir après la fin du 
second, en décembre, en attendant la tenue d'une nouvelle 
élection présidentielle. 
 
 (Benoit Nyemba; Laura Martin et Eric Faye pour le service 
français) 
 
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