Heurts entre manifestants et policiers à Hong Kong

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HONG KONG, 28 novembre (Reuters) - Plusieurs milliers de manifestants pro-démocratie ont affronté la police tôt dans la matinée de samedi dans le quartier de Mong Kok à Hong Kong dont ils cherchaient à reprendre le contrôle. Après un face-à-face tendu qui a duré plusieurs heures, des centaines de policiers antiémeute ont chargé les manifestants pour les disperser, les aspergeant de gaz poivre et projetant certains d'entre eux à terre. Plusieurs groupes de contestataires, qui ont pour certains jeté des oeufs et de l'eau sur la police, ont reculé avant de se regrouper rapidement à d'autres endroits, pas intimidés par la répression mais au contraire, plutôt galvanisés. Beaucoup ont tenté de dresser de nouvelles barricades afin de bloquer les rues dans un concert de sirènes et de slogans pro-démocratie. Il s'agit de la troisième nuit de manifestations dans le quartier de Mong Mok après l'évacuation mercredi de militants qui y campaient depuis deux mois. Deux leaders étudiants, Joshua Wong et Lester Shum avaient alors été interpellés. Ils appartiennent au petit groupe qui est au coeur de la contestation qui secoue le territoire chinois depuis la fin août. ID:nL6N0TG045 Amnesty International a appelé vendredi la police à la retenue après que Joshua Wong et Lester Shum eurent accusé les forces de l'ordre de les avoir battus. Plusieurs journalistes ont également été molestés par des policiers. L'Association des journalistes de Hong Kong a porté plainte et a prévu une manifestation. "Est-il vraiment nécessaire de nous frapper ?", a demandé Wong Ching-san, un jeune manifestant vêtu d'une veste noire et chaussé de tongs. L'ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997 dans le cadre de la formule "un pays, deux systèmes" bénéficie d'un régime spécial lui accordant plus d'autonomie et de liberté qu'en Chine continentale. Mais le mouvement pro-démocratie conteste dans la rue les procédures fixées cet été par Pékin pour la prochaine élection du chef de l'exécutif, en 2017. Les manifestants rejettent notamment la sélection préalable des candidats par un comité dont les membres seront en partie désignés par le pouvoir. Au plus fort de la protestation, plus de 100.000 personnes ont défilé dans les rues mais le mouvement s'est aujourd'hui quelque peu tari. (James Pomfret,; Nicolas Delame pour le service français)

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