Heurts entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens

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 (Bilan actualisé) 
    GAZA, 7 décembre (Reuters) - Une trentaine de manifestants 
palestiniens ont été blessés jeudi en Cisjordanie occupée et 
dans la bande de Gaza lors de heurts avec des soldats 
israéliens, a-t-on appris auprès des services de secours. 
    Ces affrontements se sont produits au lendemain de la 
reconnaissance par le président américain Donald Trump de 
Jérusalem comme capitale d'Israël et après un appel à la grève 
générale et au soulèvement lancé par plusieurs mouvements 
politiques palestiniens. 
    A Hébron et Al Bireh, deux localités cisjordaniennes, des 
milliers de manifestants se sont réunis, scandant notamment que 
"Jérusalem est la capitale de l'Etat de Palestine", ont déclaré 
des témoins. 
    Plusieurs Palestiniens ont jeté des pierres en direction de 
soldats et brûlé des drapeaux israéliens. 
    Selon les services de secours, quatre manifestants ont été 
blessés par des tirs à balles réelles tandis que 20 autres l'ont 
été par des projectiles en caoutchouc en Cisjordanie. 
    Une porte-parole de l'armée israélienne a pour sa part 
déclaré que les soldats avaient utilisé des gaz de dispersion 
anti-émeute contre des centaines de manifestants. 
    Dans la bande de Gaza, plusieurs dizaines de manifestants se 
sont rassemblés près du mur séparant l'enclave palestinienne du 
territoire israélien et ont lancé des pierres en direction de 
soldats postés de l'autre côté de la frontière. 
    Sept Palestiniens ont été blessés par des tirs à balles 
réelles et l'un d'entre eux est dans un état critique, ont dit 
les services de secours. 
    Ismaïl Haniyeh, dirigeant du mouvement Hamas, a appelé jeudi 
matin à une nouvelle intifada (soulèvement) "contre l'ennemi 
sioniste". Les Palestiniens ont déjà mené deux soulèvements 
contre les Israéliens, en 1987 et en 2000, ainsi qu'une 
"intifada des couteaux", marquée par de nombreuses attaques à 
l'arme blanche, à partir de la fin 2015.   
    Il a demandé aux Palestiniens, aux musulmans et aux Arabes 
de faire du vendredi 8 décembre "un jour de rage" contre 
l'initiative américaine. 
    En Cisjordanie, Nasser Al Kidoua, responsable du Fatah et 
conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud 
Abbas, a annoncé des manifestations qu'il a souhaitées 
pacifiques. 
    Israël a conquis Jérusalem-Est, partie arabe de la ville, 
lors de la guerre des Six-Jours en 1967 et l'a ensuite annexée, 
proclamant la ville réunifiée sa capitale. Les Palestiniens 
veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. 
    La communauté internationale ne reconnaît pas la 
souveraineté d'Israël sur la totalité de la ville, qui abrite 
des lieux saints pour à la fois les religions juive, chrétienne 
et musulmane. 
 
 (Nidal al-Mughrabi, avec Ali Sawafta à Ramallah, Nicolas Delame 
pour le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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