Heurts en Tunisie : arrestation de 200 salafistes présumés

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Heurts en Tunisie : arrestation de 200 salafistes présumés
Heurts en Tunisie : arrestation de 200 salafistes présumés

Au lendemain des heurts qui ont fait au moins un mort et une quinzaine de blessés dimanche en Tunisie, le Premier ministre tunisien a annoncé l'arrestation de quelque 200 islamistes du groupe salafiste Ansar Ashariaa (Partisans de la loi islamique). Ces heurts ont eu lieu après l'interdiction d'un congrès de ce mouvement illégal.

«Ceux qui n'ont rien à se reprocher seront relâchés, mais ceux dont la violation de la loi est prouvée seront poursuivis» en justice, a déclaré Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda, et qui participe à une conférence à Doha (Qatar). La loi s'appliquera à tous les suspects «sans exception, qu'ils soient d'Ansar Ashariaa ou d'autres» formations en Tunisie, a-t-il ajouté.

Un changement de discours

La veille, il avait déjà haussé le ton contre cette organisation jugée responsable des violences. «Ansar Ashariaa est une organisation illégale qui défie et provoque l'autorité de l'État. C'est un groupe impliqué dans le terrorisme», avait-il déclaré. C'est la première fois que cet ancien ministre de l'Intérieur, bête noire des salafistes, qualifie Ansar Ashariaa de «terroriste». Ce groupe est considéré depuis longtemps comme proche d'Al-Qaïda, alors que la Tunisie connaît un essor des groupuscules jihadistes depuis la révolution de 2011.

«C'est un changement de discours. Les mots ça compte mais on ne peut pas dire encore que la politique a changé», souligne Michael Ayari du International Crisis Group à Tunis, rappelant que les autorités avaient arrêté des dizaines de militants salafistes après l'attaque de l'ambassade américaine en septembre 2012, à Tunis, mais que l'écrasante majorité avait été libérée quelques mois plus tard.

Le calme est revenu ce lundi

Dimanche, «quinze policiers ont été blessés, dont trois grièvement. Trois manifestants ont été blessés et un est mort», a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur. L'hôpital Mongi...

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