Heureux qui, comme Willy Boly, a fait un beau voyage

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Heureux qui, comme Willy Boly, a fait un beau voyage
Heureux qui, comme Willy Boly, a fait un beau voyage

On l'avait quitté en Ligue 2, à Auxerre, il y a un peu plus d'un an. Aujourd'hui, il vit au Portugal. Mais plus important, il s'apprête à jouer un quart de finale de Ligue Europa et est devenu un taulier du Sporting Braga.

La dernière fois que son nom circulait encore en bonne place lors du mercato, c'était lors de l'été 2012. Auxerre est alors encore en Ligue 1, et Willy Boly intéresse de nombreux clubs, dont la Fiorentina. Une offre d'environ cinq millions de la part du club de Florence arrive même sur la table du club bourguignon, en pleine crise, relégué en Ligue 2. Mais ce dernier se montre trop gourmand. Par l'intermédiaire de Gérard Bourgoin, son président, il réclame une rallonge de trois millions d'euros. Et ce, alors que Willy fait partie des plus gros salaires du club. Bref, une négociation maladroitement menée, puisque la Fiorentina va refuser de se saigner pour un défenseur central de 19 ans. Mais surtout, la décision n'est pas évidente à comprendre pour le natif de Melun. Willy se sent coincé au club. Il n'a pas eu son mot à dire sur quoi que ce soit. Il va devoir jouer, sans l'envie, avec les regrets. Inutile donc de préciser que le cœur n'y est pas et que ses prestations s'en ressentiront.

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De l'antichambre...


Une situation qui durera deux longues années. 730 jours exactement à naviguer entre la CFA et la Ligue 2 pour un bonhomme à qui l'on prédisait pourtant un avenir radieux. Pas facile de rebondir, pas facile de sourire non plus dans un championnat où ses qualités se noient dans le kick and rush et le combat physique. Et puis finalement, au bout de ce long tunnel, une nouvelle opportunité s'offre à Willy qui, cette fois-ci, n'hésite pas à l'attraper en plein vol. Le Sporting Braga, la Liga Sagres, le Portugal... Bref, quoi de mieux que la Lusitanie, terre de confiance et de remise en forme, pour tenter de se reconstruire ? À Braga, ils ne voient déjà plus le défenseur en mal d'amour, en mal de beau jeu, mais un talent qui ne demande qu'à éclore.

Braga punit un fade OM
Sa première saison au Sporting est laborieuse, mais nécessaire. Une année en deuxième division pour retrouver un physique digne de ce nom et un mental à toute épreuve. À 23 ans, il n'est pas trop tard pour Willy, il est encore temps de tout remettre à plat, de se remettre complètement en…






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