Hervé Renard : caramba, encore raté

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Hervé Renard : caramba, encore raté
Hervé Renard : caramba, encore raté

Le LOSC se déplace ce samedi chez la lanterne rouge avec sur le banc Patrick Collot, ancien adjoint d'Hervé Renard nommé provisoirement entraîneur en chef après le départ de ce dernier. C'est le deuxième échec en Ligue 1 de l'homme à la chemise blanche, qui semble à la fois payer les résultats en chute libre de l'équipe, l'absence de fond de jeu, une avant-saison manquée et un manque d'implication qui aurait fortement déplu à la direction.

Ses détracteurs diront qu'il a quitté la Ligue 1 en même temps que le Nord de la France au moment où le temps commence à devenir frisquet. Une température à la baisse, de l'humidité dans l'air, du vent, les journées de plus en plus courtes… Rien de bien compatible avec la panoplie qui a forgé la réputation d'Hervé Renard dans l'Hexagone. Sa marque de fabrique, c'est la chemise blanche fermée moins deux boutons. Il y avait Bielsa et sa glacière, Laurent Blanc pendant longtemps avec sa touillette, Guy Lacombe avec ses pulls. Renard, c'est en chemise blanche qu'on le connaît, la liquette associée à un teint halé et à un sourire toutes dents blanches découvertes. C'est un physique reconnaissable que les observateurs du championnat de France ont d'abord perdu à l'annonce du départ d'Hervé Renard officialisé le 11 novembre. C'est peut-être injuste et réducteur mais c'est un fait : de lui spontanément on gardera le souvenir d'une stature physique sur un banc plutôt que d'un technicien avec des convictions, des idées et un fond de jeu identifiable. Renard est une chemise, pas un schéma tactique ni une identité propre. De son LOSC côté pelouse, l'histoire retiendra essentiellement l'émergence du talent de Sofiane Boufal. Pour le reste…

Pessimiste avant même la première journée…


L'histoire n'avait pourtant pas mal commencé. Hervé Renard arrive à Lille le 25 mai dernier, deux jours seulement après la 38e journée de la saison 2014/2015. On est à J-171 jours avant son éviction. A la signature d'un contrat sur 3 ans, l'heure est alors à l'optimisme, Michel Seydoux pensant avoir trouvé le bon profil pour tourner la page du besogneux René Girard. Renard, c'est une flamboyance sans avoir trop à se forcer, une promesse, un exotisme et des résultats spectaculaires obtenus sur le continent africain : une CAN surprise obtenue avec la Zambie en 2012 et une seconde trois ans plus tard avec la Côte d'Ivoire. Le natif d'Aix-les-Bains se forge un palmarès et une réputation. Il se révèle aussi comme un homme de missions, un intérimaire du banc ne restant jamais très longtemps sur le même mais tentant avec application et conviction d'atteindre les objectifs qu'on lui confie. A Sochaux en 2013/2014, il a échoué dans la quête du maintien mais ce n'est alors pour lui qu'un semi-échec car pour sa première…


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