Hervé Le Bras : "Fécondité en berne ne signifie pas crise économique"

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À Bordeaux, école maternelle de la Benauge (photo d'illustration).
À Bordeaux, école maternelle de la Benauge (photo d'illustration).

Pas de quoi s'affoler ! Pas de « baby blues » ! Démographe et historien, directeur d'études à l'Institut national des études démographiques, Hervé Le Bras analyse la baisse du nombre de naissances en France cette année. Avec près de deux enfants par femme (1,99), les Français restent champions d'Europe de la fécondité.Le Point : D'après l'Insee, le nombre des naissances a chuté de 2,75 % entre 2015 et 2014. La France cesserait-elle d'être la championne européenne du taux de natalité ?

Hervé Le Bras : Je ne le crois pas du tout, la France demeure dans le peloton de tête de la fécondité en Europe, avec la Suède et l'Irlande, le nombre de naissances demeure bien plus élevé que la moyenne de nos voisins, comme l'Allemagne, l'Italoie ou l'Autriche. Notre pays reste un pays avec une fécondité élevée et il faudrait une baisse bien plus importante pour qu'on puisse réviser cette position.

16 000 naissances en moins en un an, est-ce un chiffre qui signifie quelque chose de notable pour les démographes ?

H. L.B. : Non, c'est peu. Ce chiffre peut signifier deux choses : soit que 2 % des femmes en âge de procréer aient retardé le moment de faire un enfant ou bien que 2 % de ces femmes aient abandonné le projet de faire un enfant. Toute la question est contenue dans cette incertitude. Si c'est la deuxième explication, il faudra...

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