Hernanes, de Prophète à boulet

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Hernanes, de Prophète à boulet
Hernanes, de Prophète à boulet

Les mots sont forts mais témoignent d'une situation pourtant bien réelle. Depuis son départ de l'Inter et sa signature à la Juve en toute fin de mercato estival, Hernanes a troqué son costume de Prophète pour celui de bouche-trou d'Allegri. Un rôle ingrat, presque gênant, pour l'ancien patron de la Lazio reconverti en bouffon du roi.

Jeudi 30 janvier 2014, centre d'entraînement de Formello, Rome. Après une séance somme toute classique à trois jours d'un déplacement à Vérone, Hernanes s'engouffre dans sa Volvo blanche, boucle sa ceinture de sécurité et commence à quitter le centre sportif laziale. Quelques mètres plus loin, une poignée de tifosi l'attendent, écharpes autour du cou et appareils photo en main. Tout sourire, le Prophète s'arrête. Juste avant, il venait de s'entretenir avec le directeur sportif de la Lazio. La suite, filmée par un supporter, a fait le tour du monde. Après trois photos, le Brésilien se décompose, baisse les yeux et fond en larmes derrière son volant. Dix secondes plus tôt, un tifoso sommait au Prophète de ne pas partir, de ne pas les abandonner, là, maintenant. Parce qu'avant d'être le bouc émissaire du Juventus Stadium, Anderson Hernanes a été aimé, pour de vrai, par des supporters laziali à qui il a beaucoup donné durant trois saisons et demi. Et qu'il n'aurait probablement jamais dû quitter, du moins pas de cette manière, en sachant ce qu'il allait perdre mais pas ce qu'il allait gagner.

Au mauvais endroit au mauvais moment

Quand il signe à l'Inter Milan pour 18 millions d'euros à l'hiver 2014, le milieu brésilien n'est assuré de rien. Alors coaché par Walter Mazzarri, le club lombard sort de cinq matchs sans victoire et pointe à une délicate sixième place après le 3-1 concédé à Turin. Mais ça, le Prophète s'en fout. S'il a rejoint l'Inter, c'est parce que "les perspectives y sont plus élevées", dit-il en conférence de presse. Ce qu'il sait moins, en revanche, c'est qu'après un départ canon, les Nerazzurri vont piétiner et finir la saison cinquièmes, à 42 points de la Juve de Conte. Sans billet pour la Ligue des champions donc, et encore moins de Scudetto. Mais qu'importe. Après tout, le club est en reconstruction et Hernanes a signé pour trois ans et demi.

En remportant la coupe d'Italie l'année d'avant, le Brésilien s'est senti pousser des ailes. Ainsi, en signant dans la grande Inter, Hernanes se prend à rêver des titres que la Lazio ne semblait pas en mesure de lui offrir. Au moment de justifier son départ, l'intéressé se fend d'une déclaration choc sur les ondes de la radio locale : "Quand je suis arrivé à Rome, je voulais tout gagner. Je rêvais même de remporter le Scudetto. En mai…



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