Henry, la plus américaine des Bleues

le , mis à jour à 06:07
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Henry, la plus américaine des Bleues
Henry, la plus américaine des Bleues

Aucun risque pour qu'elle se mette à fredonner le « Star-Spangled Banner ». Mais cette nuit, avant la « finale » du groupe G qui oppose la France aux Etats-Unis, l'hymne américain aura un air familier aux oreilles d'Amandine Henry. Après avoir tout gagné sous le maillot de l'Olympique lyonnais (9 championnats, 5 Coupes de France, 3 Ligues des champions), la milieu de l'équipe de France (26 ans) s'est, elle aussi, lancée dans une transatlantique en solitaire. Comme Marinette Pichon, Stéphanie Mugneret-Béghé, Sonia Bompastor et Camille Abily avant elle, la native de Lille s'est envolée début juin vers le Nouveau Monde. A défaut du choc culturel qu'elle redoutait — « Portland est une ville où il fait bon vivre », dit-elle —, l'accueil des plus chics qu'on lui a réservé lui a permis de prendre la (dé)mesure de son nouvel environnement.

 

« Quand j'ai débarqué à l'aéroport, il y avait la télé et tout un tas de médias, comme s'ils avaient recruté une grande star internationale, s'esclaffe-t-elle. Dans le vestiaire, j'avais déjà ma place avec mon nom et mes maillots bien rangés, mes partenaires m'ont toutes accueillie avec un petit mot en français... C'était marrant et impressionnant à la fois. »

 

Logée dans le même building que plusieurs de ses coéquipières — « c'est parfait pour les petits dîners » —, Amandine Henry a, comme le confirment les quatre succès obtenus en autant de matchs, d'emblée trouvé ses marques avec les Thorns (« les épines »). Et pourtant, « lors des deux premiers matchs à domicile, je me suis demandé où j'étais, rigole-t-elle. Il y avait 16 000 personnes derrière nous, des fumigènes comme on en voit à la télé... c'était dingue ! Dans le stade, il y a des bars tout autour du terrain, les spectateurs mangent ou boivent à un mètre de la pelouse, dès qu'une fille fait un geste technique il y a des wahouu qui tombent des tribunes... »

 

Une ...

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