Henkel et Coty auraient soumis des offres sur des actifs de P&G

le
0
HENKEL ET COTY AURAIENT SOUMIS DES OFFRES SUR DES ACTIFS DE P&G
HENKEL ET COTY AURAIENT SOUMIS DES OFFRES SUR DES ACTIFS DE P&G

PARIS (Reuters) - Le groupe allemand Henkel & Co et l'américain Coty ont soumis des offres fermes pour reprendre des marques de produits de soin et de beauté mises en vente par Procter & Gamble et dont il espère tirer jusqu'à 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros), selon des sources proches du dossier.

Henkel est intéressé par les produits capillaires de P&G, activité qui regroupe notamment les marques Wella et Clairol et qui pourrait valoir jusqu'à sept milliards de dollars. Henkel tient la corde pour cette cession mais n'est pas seul en lice car la firme de capital-investissement KKR & Co a également soumis une offre, dit-on de mêmes sources.

Coty, qui fabrique des parfums pour les maisons de mode Calvin Klein et Marc Jacobs et détient les marques de cosmétiques OPI (vernis à ongle) et Rimmel (mascara), a quant à lui déposé des offres pour les activités de parfums et de cosmétiques de P&G.

Le fonds Clayton Dubilier & Rice, spécialisé dans les rachats d'entreprise, a aussi fait une proposition de reprise de l'activité de cosmétiques, qui comprend les marques grand public CoverGirl et Max Factor et dont la valorisation est estimée à quelque trois milliards de dollars.

Warburg Pincus, autre société de private equity, est également sur les rangs pour les cosmétiques ainsi que pour les parfums, activité valorisée dans les deux milliards de dollars, avec notamment les marques Hugo Boss et Gucci.

Des représentants de P&G, Coty, KKR, Clayton Dubilier & Rice et Warburg Pincus n'ont pas souhaité commenter ces informations tandis que Henkel n'a pu être joint dans l'immédiat.

Le directeur général de Procter & Gamble, A.G. Lafley, a rompu l'an dernier avec la tradition d'expansion de la multinationale américaine en décidant de se séparer de marques non stratégiques ou peu rentables. Le groupe de Cincinnati a cédé ses piles Duracell à Berkshire Hathaway pour 4,7 milliards de dollars et vendu certaines de ses marques de savon à Unilever.

(Astrid Wendlandt, avec Olivia Oran et Greg Roumeliotis à New York, Véronique Tison pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant