Helsinki contre des rachats de dette par la BCE, l'OCDE pour

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HELSINKI S?OPPOSE À LA PROPOSITION DE L'OCDE SUR LES RACHATS DE DETTE PAR LA BCE
HELSINKI S?OPPOSE À LA PROPOSITION DE L'OCDE SUR LES RACHATS DE DETTE PAR LA BCE

BERLIN (Reuters) - La Finlande reste fermement opposée au rachat par la Banque centrale européenne (BCE) d'obligations souveraines espagnoles et italiennes, prévient son Premier ministre Jyrki Katainen dans une interview au magazine allemand Der Spiegel.

D'autres solutions doivent être trouvées pour lutter contre la crise de l'euro, estime le chef du gouvernement finlandais, qui souligne que les achats de dette menés par la BCE dans le passé se sont révélés n'être que des remèdes de court terme.

"Nous avons une position très critique à ce sujet", dit-il d'une éventuelle réactivation du programme d'achat de titres de la BCE.

"Nous ne sommes pas anti-européens quant nous rejetons cela", se défend Jyrki Katainen. "Nous devons trouver d'autres moyens. Les solutions doivent être efficaces et durables."

Le nouveau rejet par Helsinki d'une intervention de la BCE sur le marché de la dette intervient dans la foulée des propos du secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui s'est dit ce week-end favorable à une telle intervention pour faire baisser les coûts d'emprunt des pays fragilisés.

"Le président de la BCE, Mario Draghi, a clairement exposé comment la BCE peut désamorcer la crise de la dette en zone euro avec des achats d'obligations, et je soutiens son plan d'action", a dit Angel Gurria dans une interview au quotidien régional allemand Neue Osnabrücker Zeitung publiée samedi.

"Les spéculateurs perdront leur pari contre l'euro car la BCE fera tout ce qui est en son pouvoir", a-t-il prévenu.

À l'issue de sa dernière réunion de politique monétaire, au début du mois, la BCE s'est dite prête à recourir si besoin à des mesures "non-conventionnelles" pour juguler la crise de la dette, en procédant notamment à des achats d'obligations souveraines sur le marché, une proposition qui continue toutefois de se heurter aux réticences de certains pays, notamment de l'Allemagne.

Erik Kirschbaum et Sarah Marsch, Natalie Huet pour le service français

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  • paumont1 le lundi 13 aout 2012 à 09:17

    je serais Finlandais je serais extrêmement préoccupé par mes emplois qui vont disparaître avec la mort probable de NOKIA qui est en passe de mourir de la politique de l'Europe...

  • M3442903 le lundi 13 aout 2012 à 08:57

    Les pays vertueux ont raison de ne pas vouloir accepter qu'ont leurs imposent de payer pour les mauvais élevés de l'Europe, et leurs voix doit être considéré comme prioritaire, contre les pays en déficit, si nous voulons garder l'union européen il faut que les mauvais gestionnaires trouvent des solutions personnel pour une meilleur gestion de leur budgets.

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