Helmuth Duckadam, le héros de Séville

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Une finale de Ligue des champions entre Barcelone et le Steaua Bucarest à Séville, 120 minutes d'ennui jusqu'à la loterie des tirs au but qui va révéler un héros dans les rangs roumains : le gardien Helmuth Duckadam, qui repousse toutes les tentatives catalanes pour permettre aux siens de conquérir un titre historique. Quelques minutes de gloire pour des années de malheur. C'était il y a 29 ans jour pour jour.

La Ligue des champions, à l'époque, n'avait rien à voir avec la formule d'aujourd'hui. Il faut la prendre au sens littéral du terme, avec une opposition entre champions nationaux et basta, sans phase de poules. La France, par exemple, n'était représentée lors de cette saison 1985/86 que par son champion en titre Bordeaux, éliminé dès le premier tour en deux manches par les Turcs de Fenerbahçe. Les Anglais, eux, étaient carrément bannis de la compétition suite au drame du Heysel qui venait de se produire. Quant aux Espagnols, il n'y avait pas d'armada de Liga comme aujourd'hui au début du tournoi, mais le seul FC Barcelone. Un Barça pas flamboyant qui plus est, emmené par Terry Venables sur le banc et Bernd Schuster sur la pelouse. Pas une machine de guerre comme actuellement, mais néanmoins un niveau de jeu suffisant pour se hisser jusqu'en finale, après un parcours difficile et des qualifications obtenues à chaque fois à l'arrachée face au Sparta Prague, à Porto, à la Juve et à l'IFK Göteborg (qui menait 3-0 à l'issue de la demi-finale aller pour finalement se faire sortir aux tirs au but). Voilà le FCB en finale, organisée en plus en Espagne, au stade Sánchez-Pizjuán de Séville, avec a priori une opposition abordable face au Steaua Bucarest.
Un parcours facile, une finale fermée
Là encore, il faut bien se remettre dans le contexte de l'époque. Dans l'ambiance de guerre froide et de suspicion qui règne alors, plus de trois ans avant que le Mur ne tombe, les formations du bloc de l'Est sont une énigme et suscitent bien des fantasmes, entre fascination et suspicion. Difficile, à l'orée de cette finale, de mesurer le vrai niveau de cette équipe roumaine qui a eu jusqu'à présent un parcours facile – et qui prête à sourire aujourd'hui : élimination des Danois de Vejle au premier tour, puis les Hongrois du Honvéd Budapest, puis les Finlandais de Kuusysi en quarts (!) pour finalement sortir Anderlecht en demies, la seule vraie perf de sa campagne avant cette opposition face au Barça, abordée forcément en qualité d'outsider à grosse cote. Bernd Schuster et ses coéquipiers évoluent devant un public acquis à leur cause, face à une équipe roumaine dont ressortent tout de même quelques fameux noms : le maître à jouer Marius Lacatus, le buteur Victor Pițurcă, le milieu László Bölöni ou encore le jeune défenseur central Miodrag Belodedici. Le gardien ? Personne ne le connaît alors. Un inconnu nommé Helmuth…


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