Hélder Postiga, l'éternel espoir

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Hélder Postiga, l'éternel espoir
Hélder Postiga, l'éternel espoir

L'international portugais quitte l'Europe pour l'Inde et l'Atlético de Kolkata en laissant derrière lui l'image d'un attaquant indigne du niveau international. Mais s'il a beaucoup foiré, Postiga affiche tout de même un bilan honorable.

Hélder n'est pas Ronaldo. Il n'est pas non plus Éder, avec qui il aurait pu former le duo de 9 le plus nul d'un top 10 du classement FIFA. Non. Postiga, c'est ce mec moyen qu'on ne sait pas où mettre, dont on ne sait pas trop quoi attendre. Le joueur bien intentionné, mais pas vraiment brillant qu'on aime bien chambrer. Qu'on préfère chambrer. Parce qu'avec Hélder, on a le choix entre regarder la partie vide ou pleine du verre. Malheureusement pour lui, on préfère se rappeler qu'il a passé 25 minutes à ne pas toucher le moindre ballon face à la banale sélection du Luxembourg plutôt que de mettre en lumière le but qu'il inscrira sur sa première occasion après sa presque demi-heure de disette. C'est que l'attaquant qui évoluera la saison prochaine dans le championnat indien n'a jamais été du genre à vouloir faire taire les critiques. Il les écoute, les prend trop au sérieux, au point de baisser la tête et les bras jusqu'à regarder, voire embrasser le sol. Beaucoup d'attaquants aussi médiocres, sinon plus, réussissent à se faire respecter parce qu'ils ont un minimum de répondant, de fierté. Ils bombent le torse et se battent. Le plus grand tort de Postiga est là. Trop gentil, trop faible, il s'est laisser écraser quand il allait moins bien. Et quand il allait mieux, il n'a jamais eu l'orgueil de revendiquer ses plus grands faits d'armes pour mieux s'imposer. Même comme ça, il quitte l'Europe avec un CV qui en ferait baver plus d'un.

De la Lazio à la Lazio


S'il fallait retenir le nom du club le plus important de la carrière d'Hélder Postiga, ce serait sans doute celui de la Lazio. Prêté par Valence aux Laziale en janvier 2014, le Portugais y arrive blessé et traverse comme un fantôme les cinq matchs auxquels il participe. C'est le début de la fin pour l'international lusitanien qui part de la capitale italienne sans marquer le moindre but. Tout un symbole. Car c'était face à la même Lazio, onze ans plus tôt, que naissait la hype Postiga. En 2002-2003, année où Porto remporte la Coupe de l'UEFA, les hommes de José Mourinho battent les Italiens 4-1, au terme de leur prestation la plus aboutie de la saison, sous l'impulsion du jeune attaquant enthousiasmant. Auteur d'un seul but, il fait néanmoins très mal à la défense de Mancini et s'impose à l'Europe comme le digne héritier de Nuno Gomes et Pauleta. Tottenham y croit dur comme fer, José Mourinho nettement moins. Du coup, la pépite de vingt…


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