Heineke Meyer : " Si vous commencez à être heureux d'une troisième place... "

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Heineke Meyer : " Si vous commencez à être heureux d'une troisième place... "
Heineke Meyer : " Si vous commencez à être heureux d'une troisième place... "

Le sélectionneur sud-africain Heineke Meyer est revenu en conférence de presse sur la victoire de son équipe face à l'Argentine (24-13).

Une troisième place en guise de consolation. L’Afrique du Sud, grâce à sa victoire sur l’Argentine ce vendredi (24-13), termine donc 3e de la Coupe du monde de rugby 2015. Mais pour Heineke Meyer, la défaite amère contre la Nouvelle-Zélande en demi-finale reste plus importante. «En regardant notre campagne, je ne veux pas paraître arrogant, mais seule la victoire compte, explique-t-il d'après des propos recueillis par L’Equipe. Si vous commencez à être heureux d’une troisième place et à sauter partout pour ça, vous ne méritez pas d’être coach de l’Afrique du Sud ! Mais je suis fier de notre retour. » Un constat douloureux, surtout au moment de voir partir l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du rugby sud-africain, Victor Matfield. « Victor Matfield est l’un des plus grands joueurs de l’histoire, a-t-il déclaré, admiratif. Je ne pense pas que beaucoup seront capables de faire un come-back comme le sien. C’est un moment spécial de le voir terminer comme ça, en tant que mon capitaine. Il a été excellent ce soir et il va encore jouer pendant six mois. »

Le capitaine sud-africain aux 127 sélections, a préféré quant à lui garder les moments positifs de cette Coupe du monde. «C’était fantastique, a-t-il déclaré. Quand Heyneke Meyer m’a demandé de revenir, c’était une décision difficile. Je me suis demandé si c’était la bonne mais après ce que j’ai vécu avec les Springboks ce soir et depuis sept semaines, j’en suis sûr. Après le match du Japon, quelque chose de spécial s’est passé. On a vu de la solidarité chez nous. » Avant de répondre à une question sur Bryan Habana, qui a manqué ce vendredi de justesse l’opportunité de battre le record d’essais de Jonah Lomu. « Si j’ai pu jouer jusqu’à 38 ans, il peut peut-être le faire aussi, a hypothéqué Matfield.  Habana a été fantastique pendant ce tournoi. Peut-être que ce soir, il le voulait trop ! Il y a eu tant d’occasions pour lui… Il le méritait ! Il a été fantastique pour l’Afrique du Sud sur et hors du terrain. » L’Afrique du Sud rêvait d’une meilleure fin à ces héros trentenaires. Mais à la vue de la nouvelle génération de joueurs, nul doute, les Springboks seront encore des candidats au titre lors de la prochaine Coupe du monde, au Japon, en 2019.

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