Havel, conscience morale de l'Europe postcommuniste

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Il fut l'icône de l'opposition tchécoslovaque avant d'être propulsé à la tête de l'État par la « révolution de velours ». Fidèle toute sa vie à ses idéaux, cet homme libre et intègre contribua à assurer le succès de la transition.

Le rideau est tombé. Vaclav Havel, le «premier président surréaliste du monde», selon l'auteur américain Arthur Miller, s'est éteint hier, à l'âge de 75 ans. Grand amateur d'absurde, thème principal de son répertoire, il s'est souvent inspiré de sa propre destinée. «Agnostique politique», «timide», Vaclav Havel n'a jamais décidé de devenir un dissident. Encore moins un homme politique. «C'est arrivé comme cela. Je ne sais pas comment», expliquait ce petit homme au regard bleu malicieux, une éternelle cigarette glissée sous sa moustache blonde -jusqu'à sa première opération, fin 1996, pour un cancer des poumons.

En décembre 1989, huit mois après avoir purgé sa dernière peine, il passe des prisons communistes aux lambris dorés du château de Hradcany, la résidence des rois de Bohême. Né le 5 octobre 1936 dans une influente famille bourgeoise de Prague -elle possédait notamment un salon de thé, un cabaret et des studios de cinéma-, le petit Vaclav co...

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