Haute Picardie : « Si ça continue nous serons obligés d'augmenter les impôts locaux »

le , mis à jour à 07:50
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Haute Picardie : « Si ça continue nous serons obligés d'augmenter les impôts locaux »
Haute Picardie : « Si ça continue nous serons obligés d'augmenter les impôts locaux »

« Nous sommes très honorés d'être traités de la même manière que la communauté de commune du golfe de Saint-Tropez, mais bon, ici, ce n'est pas vraiment Saint-Tropez. » Observateur, Philippe Cheval, le président de la communauté de communes de Haute Picardie situé dans l'est de la Somme, ce petit bout de France plat et humide, couvert d'éoliennes et de champs de betteraves, ne roule pas vraiment sur l'or : 15 % de chômage, 40 % des adultes sans diplôme et la moitié des familles disposent de moins de 17 000 € par an pour vivre... Loin, très loin, des rutilants yachts de la Côte d'Azur.

 

Et pourtant, ces deux intercommunalités, l'une comme l'autre, devront désormais faire un chèque à l'Etat. « Les dotations représentaient 10 % de notre budget il y a quelques années. Et maintenant, au lieu que l'Etat nous donne des ronds, on lui en verse. Tout ça pour son désendettement, ça devient scabreux », s'agace Philippe Cheval. La facture s'élève, pour ce regroupement de 26 communes et 8 500 habitants, à 71 925 € pour un budget de 5,5 M€.

 

Une zone d'activités attractive

 

Son malheur ? Concentrer une bonne partie de la richesse industrielle dans une région plutôt pauvre. Et ce grâce à une zone d'activités dont les entreprises apprécient les atouts : entre Paris et Lille, au croisement de deux autoroutes (A 1 et A 29) et au pied d'une gare TGV. Quelques usines, notamment d'agroalimentaire, sont venues s'installer ces dernières années. « Nous ne sommes pas riches, mais nous sommes de mieux en mieux dotés, notre zone d'activités nous amène un million de recettes fiscales annuelles. On commence à récolter les fruits d'années d'efforts », souligne-t-il, alors que son territoire doit investir dans le social et la formation pour lutter contre la pauvreté.

 

A entendre Philippe Cheval, impossible dans ces conditions de lui réclamer plus. « On gratte tous les jours sur les dépenses, mais ...

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  • remimar3 il y a 3 mois

    Que les élus locaux fassent un référendum : choisir entre le maintien des services avec augmentation des IL ou la réalisation de vraies économies au niveau local.

  • M4189758 il y a 3 mois

    JPi - Si ça continue il faudra réduire vos dépenses.

  • moinesol il y a 3 mois

    Et oui. Il faut bien que certains paient des impôts plus que les autres. Soyons sérieux tout le monde ne peut pas recevoir. Se comparer a saint tropez pour justifier de ne pas payer serait valable pour 99% des intercommunalités. Enfin ce n est pas parce-que l on était pauvre que l on n est pad devenu riche. Pour finir une zone couverte d éoliennes reçoit énormément de l état. Alors il vont pas se plaindre de payer des impôts plus que les autres :)

  • pichou59 il y a 3 mois

    si on parlait des dépenses; pour les élus, les indemnités : souvent en plus de celles des communes, il y a beaucoup de vice présidents! , voire des syndicats intercommunaux......; - la comm , les festivités, en compléments des financements des communes????? pour les tâches qui ont été transférées à l'agglo, le personnel communal a t-il lui aussi était transféré....etc