Haut-Karabagh-Dialogue direct à Paris entre Arméniens et Azéris

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PARIS, 27 octobre (Reuters) - Le sommet de l'Elysée sur le conflit du Haut-Karabagh, enclave séparatiste arménienne située en Azerbaïdjan, a permis la reprise d'un "dialogue direct" entre les présidents arménien et azerbaïdjanais, propice à une baisse de la tension sur le terrain, a rapporté lundi la présidence française. Les présidents azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et arménien, Serge Sarkissian, ont décidé de procéder à des échanges de données sur les disparus du conflit, sous l'égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), peut-on lire dans un communiqué publié à l'issue des entretiens qui ont duré une partie de la journée et se sont terminés par un dîner. Le cas de la militante pour la défense des droits de l'homme Leyla Yunus a été abordé lors d'un tête-à-tête entre François Hollande et Ilham Aliev. Selon l'Elysée, ce dernier "a pris des engagements" concernant cette femme, arrêtée fin juillet et emprisonnée pour espionnage. Son mari, Arif Yunus, a également été arrêté et placé en détention. François Hollande avait rencontré Leyla Yunus à l'ambassade de France à Bakou lors de sa tournée dans le Caucase, en mai dernier. Le sommet de Paris "a permis la reprise d'un dialogue direct entre les présidents arménien et azerbaïdjanais. Le président de la République a marqué la nécessité d'une baisse effective de la tension entre les deux parties sur le terrain", peut-on lire dans le communiqué de l'Elysée. François Hollande a proposé à ses hôtes de se retrouver en septembre 2015 en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. La France, la Russie, les Etats-Unis et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) co-président le "groupe de Minsk" chargé de trouver une issue à la guerre du Haut-Karabagh. Enclave majoritairement arménienne d'Azerbaïdjan, le Haut-Karabagh a été le théâtre d'un conflit sanglant de 1991 à 1994 après la dislocation de l'Union soviétique, dont faisaient partie les deux pays. La guerre a fait entre 25.000 et 30.000 morts et quelque 800.000 déplacés. Le cessez-le-feu instauré en 1994 est régulièrement violé, faisant des dizaines de morts chaque année. Un regain de tension a été constaté depuis cet été sur le terrain. (Elizabeth Pineau)

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