Hausse surprise du climat des affaires en Allemagne en mars

le
0
HAUSSE SURPRISE DU CLIMAT DES AFFAIRES EN ALLEMAGNE EN MARS
HAUSSE SURPRISE DU CLIMAT DES AFFAIRES EN ALLEMAGNE EN MARS

BERLIN (Reuters) - Le climat des affaires en Allemagne a contre toute attente poursuivi son amélioration en mars, soit son cinquième mois de hausse d'affilée, ce qui suggère que la première économie de la zone euro continue de faire mieux que la plupart de ses voisines.

L'indice de l'institut Ifo, basé sur une enquête auprès de 7.000 entreprises, a progressé à 109,8 ce mois-ci, alors que le consensus n'anticipait que 109,6. En février, il était ressorti à 109,7 (contre 109,6 en première estimation).

Malgré un repli inattendu du secteur manufacturier allemand en mars, qui avait laissé craindre un tassement de l'activité, l'indice Ifo publié ce lundi atteint ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2011.

Après publication de ces données, l'euro a brièvement grimpé face au dollar tandis que les Bourses européennes effaçaient leurs pertes.

"Indice Ifo allemand: où s'arrêtera-t-il ?", s'interroge Carsten Brzeski, économiste chez ING à Bruxelles. "Un marché du travail solide, des carnets de commande remplis et des stocks bas restent de bon augure pour la croissance dans les mois à venir, même si elle sera à des niveaux bas."

L'Allemagne a connu au quatrième trimestre 2011 une contraction de 0,2% de son produit intérieur brut (PIB) mais les économistes s'attendent à la voir rebondir dans les mois à venir.

L'institut IWH Halle table sur une croissance de 1,3% sur l'ensemble de 2012, tandis que le gouvernement prévoit 0,7% sur l'année, l'activité s'accélérant après un premier trimestre moyen.

La composante des conditions actuelles s'est établie à 117,4 (consensus: 117,0), stable par rapport au mois dernier. Celle des anticipations a grimpé à 102,7 contre 102,3 en février.

Klaus Wohlrabe, économiste de l'institut Ifo, souligne toutefois que l'inflation pourrait à terme représenter une menace pour la croissance allemande.

"L'inflation et les prix du pétrole ne sont pas un grand danger à ce stade pour les entreprises mais représentent bel et bien un risque potentiel", a-t-il déclaré à Reuters.

Bureau de Berlin, Jean Décotte pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant