Hausse prudente à Wall Street avant les chiffres de l'emploi

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Noel Randewich

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en légère hausse jeudi sous la conduite des banques et des valeurs de l'énergie qui ont poursuivi leur redressement récent dans le sillage des cours du pétrole, permettant à l'indice Standard & Poor's de revenir à son meilleur niveau depuis deux mois.

La séance a été plus hésitante toutefois, nombre d'investisseurs préférant rester sur la touche à la veille de la statistique mensuelle de l'emploi toujours déterminante pour l'évolution des taux d'intérêt de la Réserve fédérale.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a pris 44,58 points, soit 0,26%, à 16.943,90 et le S&P-500, plus large, a gagné 6,95 points ou 0,35% à 1.993,40. Le Nasdaq Composite a de son côté grignoté 4,00 points (0,09%) à 4.707,42 après avoir passé l'essentiel de la séance dans le rouge.

La progression modeste du S&P-500 fait suite à quatre semaines de rebond qui ont permis à l'indice de limiter sa perte à 2,5% depuis le début de l'année, contre plus de 10% à la fin du mois de janvier.

"On reste sur un beau parcours grâce à la stabilisation des cours du pétrole et à des données macro-économiques positives", commente Art Hogan, stratège chez Wunderlich Securities à New York. "Aujourd'hui les investisseurs sont restés en mode d'attente à la veille des chiffres de l'emploi, et on a aussi eu des prises de bénéfice."

La statistique des créations d'emplois non agricoles de février sera publiée une heure avant l'ouverture vendredi. Les économistes tablent en moyenne sur un solde net de 190.000 postes créés, contre 151.000 en janvier, ce qui confirmerait la résilience du marché du travail et conforterait le scénario d'une remontée progressive des taux de la Fed cette année.

Pour autant, les indicateurs du jour ont montré que la Fed, dont la prochaine réunion de politique monétaire aura lieu les 15 et 16 mars, devrait rester prudente. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté alors qu'elles étaient attendues en baisse, et l'enquête ISM sur le secteur des services a montré une contraction de l'emploi pour la première fois en deux ans.

"La probabilité d'une hausse des taux de la Fed en mars est très faible", dit Jeff Powell, directeur général de Polaris Greystone Financial Group.

JOY GLOBAL TIRE CATERPILLAR

Huit des dix grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en hausse, seuls ceux de la santé et des technologiques échouant à revenir en territoire positif. Johnson & Johnson, en repli de 0,4%, et Microsoft (-1,1%) ont notamment pesé sur leur indice respectif.

L'indice de l'énergie, en hausse de 1,28%, a réalisé la meilleure performance dans la foulée des cours du pétrole qui restaient bien orientés au moment de la clôture, après un violent rebond de quelque 35% en moins de deux mois.

L'indice des financières a pris de son côté 0,63%.

Parmi les valeurs en vue, le constructeur d'équipements pour l'industrie minière Joy Global a bondi de 20,8% à 16,09 dollars après avoir soulagé les investisseurs en maintenant ses prévisions de résultats pour 2016. Dans la foulée, Caterpillar a pris 3,42% pour signer la meilleure performance du Dow Jones.

SolarCity, le spécialiste de l'énergie solaire, a aussi brillé avec un gain de 15,6%, à 22,49 dollars, sur des rumeurs selon lesquelles l'entrepreneur Elon Musk, actionnaire à hauteur de 22,3%, pourrait racheter la totalité du groupe et le retirer de la cote.

Staples, le géant des fournitures de bureau, a gagné 1,75% à la veille de la publication de ses résultats.

A la baisse, le distributeur Kroger a chuté de 7% à 37,80 dollars. Le groupe de supermarchés, propriétaire des enseignes Ralphs, Smith's et Food E Less, a publié un bénéfice trimestriel meilleur que prévu mais la hausse de 3,7% de ses ventes à périmètre comparable a déçu les analystes.

Dans la pharmacie, Valeant a lâché 3,8% à 64,89 dollars après l'annonce du départ de sa vice-présidente exécutive Deb Jorn. Le groupe canadien coté sur le NYSE a dû préciser qu'elle démissionnait pour raisons personnelles et que ce départ n'avait aucun lien avec l'enquête en cours de la SEC, le gendarme de Wall Street, sur la comptabilisation des ventes d'une de ses filiales.

Aux technologiques, Hewlett-Packard Enterprise a cédé 2,2% avant la publication, à la clôture, de ses premiers résultats trimestriels depuis sa séparation de HP en novembre.

(avec Tanya Agrawal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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