Hausse en Iran du budget militaire, vers plus de missiles

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    DUBAI, 9 janvier (Reuters) - Les parlementaires iraniens ont 
approuvé lundi une hausse des dépenses militaires, qui 
représenteront jusqu'à 5% du budget dans les prochaines années, 
dont le développement d'un programme de missiles à longue portée 
auquel Donald Trump a promis de s'opposer. 
    Ce vote du parlement conforte les responsables militaires du 
pays -- l'armée régulière, les Gardiens de la révolution et le 
ministère de la Défense -- qui ne pouvaient compter jusqu'alors 
que sur 2% du budget. 
    Il risque cependant de réveiller les tensions avec les pays 
occidentaux qui estiment déjà que les récents tests de missiles 
balistiques iraniens ont violé une résolution de l'Onu adoptée 
l'an dernier. 
    Selon l'agence de presse Tasnim, une écrasante majorité 
d'élus du Majlis (173 contre 10) ont voté en faveur d'un plan de 
développement quinquennal qui prévoit que "le gouvernement 
renforce les capacités de défense de l'Iran en tant que 
puissance régionale et garantisse la sécurité et les intérêts du 
pays en allouant 5% du budget annuel" aux dépenses militaires. 
    Ce plan, annoncé en juillet 2015 par le guide suprême de la 
révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, prévoit notamment le 
développement de missiles balistiques et de drones armés et le 
renforcement des capacités de cyberguerre de l'Iran. 
    L'administration Obama a jugé que les récents essais de 
missiles balistiques iraniens, bien que contraires à la 
résolution de l'Onu, ne contrevenaient pas à l'accord sur le 
nucléaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances. 
    Mais Donald Trump, selon qui cet accord est "le plus mauvais 
jamais négocié", a promis pendant la campagne présidenteille 
américaine d'empêcher le développement du programme de missiles. 
    Le futur présidnet a estimé qu'il visait "non seulement à 
intimider Israël mais aussi à effrayer l'Europe et peut-être 
même un jour à frapper les Etats-Unis". 
    "Nous ne laisserons pas cela se produire", a-t-il assuré. 
 
 (Bozorgmehr Sharafedin, Tangi Salaün pour le service français, 
édité par Gilles Trequesser) 
 
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