Hausse du prix du gaz de 5% le 1er avril prochain

le
0
Éric Besson, ministre de l'Énergie, a confirmé ce mardi la nouvelle hausse, qui portera à 20% l'envolée de la facture en un an.

C'est confirmé. Comme Le Figaro l'avait révélé le 22 février, les prix du gaz augmenteront en France de 5% au 1er avril. Éric Besson, le ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie a en effet annoncé lors d'une conférence de presse sur l'installation de l'Observatoire national de la précarité énergétique que GDF Suez s'apprêtait «à soumettre à la CRE (Commission de régulation de l'énergie, NDLR) une demande d'augmentation des prix du gaz à effet au 1er avril», de 5% «en principe», a-t-il précisé.

En janvier dernier, le prix du gaz avait été gelé sur décision du gouvernement. Ce ne sont donc que trois mois après que la facture va recommencer à gonfler. 10,8 millions de foyers raccordés au gaz naturel sont concernés par cette mauvaise nouvelle. La hausse d'environ 5% représente un surcoût de l'ordre de 45 euros en moyenne pour leur facture de chauffage. Surtout, après cette majoration, le prix du gaz aura pris près de 20% en un an. Le 1er avril 2010, il avait bondi de 9,7%. En juillet dernier, il s'était à nouveau apprécié, de 4,7%. Cet hiver, le gouvernement avait décrété une pause.

La hausse du pétrole répercutée

GDF Suez avait annoncé fin août dernier la mise en place d'un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz en France, destiné à mieux prendre en compte les prix de marché et qui devait être appliqué à partir du 1er janvier 2011. Si l'ancienne méthode de calcul avait été utilisée, la hausse aurait été supérieure de 1,7 point.

Ainsi désormais, la hausse des cours du pétrole est-elle mieux prise en compte. Or depuis quelques semaines, le baril se négocie au delà des 100 dollars et dépasse même les 110 dollars depuis plusieurs jours, alors que les tensions en Libye ne s'estompent pas et que les risques de contagion des révolutions arabes inquiètent toujours.

Outre le prix du gaz, deux autres grands éléments contribuent à la fixation des tarifs: les coûts de transport et de distribution, d'une part, et les frais de commercialisation (gestion des contrats et facturation), d'autre part. Dans le cas du transport, cet élément est revu annuellement, le 1er avril justement.

Ces derniers jours, la Confédération nationale du logement (CNL), principale organisation de locataires, a demandé le retour «à un service public de l'énergie avec un État garant de la stabilité tarifaire».

LIRE AUSSI :

» INFO LE FIGARO - Le prix du gaz va augmenter de 5 %

» Le pétrole pourrait flamber à plus de 220 dollars le baril

» Prix du gaz : la colère de la CNL

» Hausse prix du gaz à l'étude (Besson)

» Les tarifs du gaz inchangés avant avril

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant