Hausse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES AVANCENT À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes sont en hausse vendredi à la mi-séance, soutenues par les valeurs minières et pétrolières, et Wall Street est attendue sur une note stable avant la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, qui pourrait être déterminant pour le calendrier de la prochaine hausse des taux de la Réserve fédérale.

Les économistes interrogés par Reuters s'attendent à 164.000 créations d'emploi et à une hausse moyenne des salaires de 0,2% aux Etats-Unis en mai.

Ces chiffres, attendus à 12h30 GMT, seront suivis lundi d'une intervention de la présidente de la Fed, Janet Yellen, qui sera sa dernière avant la réunion monétaire de la Réserve fédérale les 14 et 15 juin.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,51% à 4.488,73 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,59% et à Londres, le FTSE progresse de 0,93%, dopé par les minières. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,6% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,48%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture quasi-stable.

"Les marchés sont en position d'attente avant les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, ce rapport étant plus important cette fois-ci car la Fed a fait savoir qu'elle envisageait un relèvement rapide des taux", dit Philippe Gijsels, responsable de la recherche chez BNP Paribas Fortis. "Un chiffre de l'emploi en dehors du consensus pourrait faire bouger les marchés assez violemment."

Au niveau de la conjoncture, la croissance de l'activité des entreprises de la zone euro s'est accélérée plus qu'attendu en mai mais reste modeste, un nouvel indice suggérant que le produit intérieur brut du deuxième trimestre ne sera pas aussi dynamique que celui du premier, selon les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.

Les indices de l'énergie (+1,41%) et des ressources de base (+1,38%) restent en tête des hausses sectorielles alors que le Brent se maintient au-dessus de 50 dollars malgré l'absence de compromis, jeudi à Vienne, entre les pays de l'Opep pour plafonner la production. La promesse de l'Arabie saoudite de ne pas inonder le marché a été bien accueillie.

Aux valeurs, Accor gagne 4,84% à 39,73 euros, plus nette hausse du CAC. Le Figaro rapporte vendredi que des négociations sont en cours pour obtenir de Jin Jiang, qui vient de franchir le seuil des 15% du capital, qu'il accepte de plafonner sa participation dans AccorHotels, alors que le groupe chinois serait prêt à la porter à 29% du capital de l'hôtelier français.

Airbus (-1,99% à 54,20 euros) accuse le plus net recul du CAC après une série de mauvaises nouvelles, al dernière en date étant l'annulation par Qatar Airways de sa première commande d'A320neo. Sur la semaine, le titre perd 3,2%.

A Francfort, le groupe chimique Bayer prend 2% après avoir obtenu le concours de plusieurs banques supplémentaires pour financer son projet d'OPA sur l'américain Monsanto, selon une source proche du dossier.

L'électricien allemand RWE prend 5,87% à 12,26 euros à la suite d'un relèvement de recommandation de Bank of America Merrill Lynch qui est passé de "neutre" à "achat" sur la valeur. E.ON gagne 2,53% à 8,83 euros, plus forte hausse de l'EuroStoxx 50, à 8,82 euros, dans son sillage.

Sur le marché des changes, l'euro reste près de ses plus bas de trois ans face au yen après le statu quo de la BCE et le dollar reprend un peu de terrain après un creux de deux semaines contre le yen.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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