Hausse de la TVA : la valse des étiquettes

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Une campagne d'affichage devrait accompagner le changement de TVA sur les livres, expliquant aux consommateurs la différence entre prix affichés et prix payés.

Chez les libraires, pas d'alarmisme. Ils ont jusqu'au 1er avril prochain pour faire passer la TVA sur le livre imprimé de 5,5% à 7%. Pour éviter de réduire la marge des libraires, déjà serrée, la plupart des éditeurs ont l'intention de répercuter la hausse sur leurs grilles tarifaires. À partir d'avril, deux prix vont coexister: celui préimprimé sur les livres avec une TVA à 5,5% et celui payé en caisse qui sera supérieur de quelques centimes.

Le délai de trois mois supplémentaires doit faciliter la transition dans la filière. Pour les grands libraires, comme la Fnac, l'opération exige un lourd traitement informatique, pour les stocks existants et les retours. Chez les petits libraires, qui ont eux aussi des stocks importants, le réétiquetage des livres sera progressif. Le ministère de la Culture et de la Communication souhaite en effet éviter toute contrainte. «Les libraires ne seront pas obligés de réétiqueter tous leurs stocks», précise le cabinet du ministre. «Au final, le réétiquetage s'étalera sur plusieurs années, selon les titres et en fonction de la demande», indique Francis Lang, responsable de la commission des usages commerciaux au Syndicat national de l'édition (SNE).

Grand flou

En revanche, au niveau des prix payés en caisse, une campagne d'affichage devrait accompagner le changement de TVA au moment de sa mise en place, en expliquant aux consommateurs la différence entre prix affichés et prix payés. Une commission fera des recommandations en ce sens début janvier.

Dans un autre domaine d'activité, c'est le grand flou chez... les boulangers! «L'instruction fiscale n'est toujours pas sortie. Nous ne connaissons donc toujours pas précisément la liste des produits concernés par le taux de TVA à 7%», déplore Jean-Pierre Crouzet, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (environ 35.000 établissements). La profession va devoir gérer trois taux différents: 5,5% pour le pain, 7% pour les sandwiches, 19,6% pour le chocolat au lait. «Cela s'annonce d'une complexité sans nom, s'exclame Jean-Pierre Crouzet. Nous redoutons déjà les prochains contrôles fiscaux.» Interrogé hier, Bercy annonce la sortie de l'instruction fiscale pour début janvier.

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