Harlem Désir, sa bataille pour Solférino

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Harlem Désir.
Harlem Désir.

Ils s'accrochent à des détails. Quelques dirigeants socialistes glissent cette observation dans un sourire qui hésite entre la satisfaction et l'ironie douce-amère : "Le PS a bouclé en premier ses listes aux municipales et aux européennes." Avant tous les autres ! Cela voudrait-il dire que tout ne va pas si mal rue de Solférino, que le parti majoritaire est en pleine forme ? Difficile d'y croire au terme d'une année où le patron, Harlem Désir, n'a pas réussi à s'imposer. Les socialistes l'ont d'abord dépeint enfermé dans son bureau, entouré d'une direction restreinte, qui décidait - de pas grand-chose, le plus souvent - sans concertation. Puis fonctionnant en duo avec son contesté directeur de cabinet, Mehdi Ouraoui. Bien sûr, la question du rôle de la formation majoritaire en période de pouvoir s'est posée. Les dirigeants dotés d'une aura médiatique, d'un discours politique puissant, d'une capacité de stratège, sont tous ou presque au gouvernement. Ils monopolisent la parole et l'attention. Alors quelle place pour le PS, quelle utilité ? La réponse est la mobilisation des troupes sur le terrain, l'animation militante, un rôle de pédagogue pour expliquer les réformes du gouvernement. L'organisation de campagnes thématiques, et puis la préparation des élections intermédiaires. Sans compter le soutien absolu à l'exécutif. Le fiasco LéonardaÀ ce jeu-là, Harlem Désir a fait une erreur qui lui sera sans doute fatale, tant...

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