Harit moi si tu peux

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Harit moi si tu peux
Harit moi si tu peux

Petit crack du FC Nantes, Amine Harit et sa technique en or massif prouvent que le beau jeu peut encore exister à la Beaujoire. Depuis son club d'enfance dans le nord de Paris jusqu'à la Jonelière, en passant par les facéties avec son kiné de Clairefontaine, retour sur le parcours d'un joueur qui adore toucher le ballon. Peut-être même un peu trop.

La Beaujoire ne frémit plus beaucoup ces derniers temps. Entre le marasme du début de saison, les matchs imbuvables et les prestations médiocres, le peuple jaune et vert n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mais les Canaris ont quand même droit à leur petit frisson, avec l'arrivée dans l'équipe première d'Amine Harit, le joyau que Nantes polissait sagement à la Jonelière depuis 2012. Fin, élégant, excellent dans la conduite de balle et complètement fou techniquement, Harit passe ses matchs à cavaler un peu partout en enchaînant les dribbles de Brésilien. Un profil qu'il entretient depuis tout petit, lors de ces années passées à l'Espérance Paris 19e, l'équipe dans laquelle il a débarqué à six ans en déménageant à un jet de pierre du métro Riquet. Morade Djeddi, le président du club, a été l'un des premiers à le voir à l'œuvre : " Son père l'a emmené pour la première fois en décembre, à une période de l'année où on ne prend personne parce qu'on est blindés. Le coach lui fait passer un essai, et tout de suite on a vu qu'il avait une technique et une maîtrise de balle au-dessus de la moyenne, donc on l'a pris. " La machine est lancée, et Harit fait ses classes au stade Jules Ladoumègue, toujours couvé par un papa poule tendance garde du corps qui ne le lâche pas d'une semelle. " Je ne sais pas s'il a raté un match depuis ses débuts, s'amuse Djeddi, devenu proche de la famille. Quand on voit les photos d'Amine, systématiquement, il y a son père en arrière-plan ! Je n'ai jamais vu Amine même descendre au bac à sable tout seul. " Harit fait les beaux jours de son club, qui le propulse meneur de jeu par évidence et le surclasse assez rapidement. Et les premiers yeux doux de recruteurs ne tardent pas à arriver.

Presque oublié par Clairefontaine


Le premier abordage a lieu en 2007, alors qu'Harit a tout juste dix ans. Ce jour-là, il affronte les gamins du PSG, et prend un sacré bouillon. Morade Djeddi enchaîne : " Je crois qu'on avait pris 6-1, mais Harit était sorti du lot. L'éducateur du PSG lui a proposé de les rejoindre. " Pendant deux mois, son père l'accompagne au Camp des Loges, mais l'expérience tourne court et il revient vite au bercail. " Cette expérience lui a appris à ne pas se presser ", analyse aujourd'hui Djeddi. Harit ne quittera le club que quelques…


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