Hardy-Dessources : " Nous sommes en pleine progression "

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Hardy-Dessources : " Nous sommes en pleine progression "
Hardy-Dessources : " Nous sommes en pleine progression "

Gérald Hardy-Dessources, quelle est l'ambiance au sein du groupe avant ces qualifications pour le Mondial 2014 ?Elle est bonne. Nous nous sommes quittés fin septembre-début octobre sur une défaite face aux Russes, futur vainqueurs, en quart de finale de l'Euro. Entre-temps, chacun a fait son petit bonhomme de chemin et c'est bien de se retrouver. L'équipe vit bien, il y a de bons mecs.Il n'existe pas de décalage générationnel entre les deux trentenaires, Rafael Redwitz et  vous, et le reste du groupe qui est plutôt jeune (25 ans de moyenne d'âge) ?Non, globalement non. Ils ont une autre mentalité, une autre façon de se comporter mais le groupe vit bien. Nous avons appris à tous vivre ensemble et je crois que ça avance bien. Nous ramons tous dans le bon sens et c'est de bon augure pour la suite.Avez-vous un rôle particulier au sein du groupe, une sorte de relais par rapport aux anciennes générations ?Les jeunes joueurs ont pas mal d'ambition, cela se ressent. Je ne sais pas si j'ai un rôle de relais entre anciens et nouveaux. J'évite de me prendre la tête et j'essaie d'aider quand je pense que j'en ai le devoir. J'essaie de montrer l'exemple, de temporiser quand il le faut, de tonifier aussi si besoin. Si je peux aider, ils savent que je suis toujours à l'écoute.

« Jouer en France est un avantage »

Sentez-vous une attente particulière autour de l'équipe après ses bons résultats aux championnats d'Europe (défaite en quarts de finale face à la Russie, futur vainqueur) et ceux obtenus lors de la Ligue Mondiale (cinq victoires sur les six derniers matchs dont un succès acquis face au Brésil, à Sao Paulo) ?Je pense qu'il y a une attente et qu'il faut s'en servir comme quelque chose de positif, qui nous fait avancer. Il ne faudrait pas que cela nous paralyse. Nous sentons que nous avons une équipe en constante progression. Si on revient sur la Ligue Mondiale, nous ne nous qualifions pas pour un point perdu bêtement par-là. Nous ne nous qualifions pas sur des détails et on sent une équipe en progrès. Nous avons des joueurs qui évoluent dans des clubs qui jouent chaque année les premières places. C'est très important pour les jeunes, et les moins jeunes, de jouer dans des clubs sous pression parce que cela nous permet de mieux la gérer par la suite et d'apprendre plus rapidement.Le fait de jouer en France ces qualifications a-t-il eu un impact dans la préparation ?Je pense que c'est forcément un avantage. Après, il n'y a pas réellement de différence. Ca peut donner un petit plus psychologique mais dans la préparation je pense qu'on ne s'en soucie pas trop. Nous savons que c'est important de jouer ces qualifications à domicile. Nous avons pu le ressentir lorsque nous avons disputé notre place pour les Jeux Olympiques en Bulgarie face à la Bulgarie devant 15000 personnes qui ont mis le feu. Si nous avions joué ce match en France, je pense que l'issue aurait été différente. C'est un avantage mais il ne faut pas en faire tout un plat et « rester focus » sur l'objectif.Et l'objectif à moyen terme, ce sont les JO 2016 et faire un coup au Brésil?Bien sur. Aujourd'hui nous sommes en pleine progression. Nous avons une jeune génération qui pousse mais il ne faut pas oublier qu'il est important d'avoir des joueurs d'expérience pour qu'il y ait un amalgame. Au niveau international, l'expérience est hyper importante. Nous le voyons en Ligue des champions avec Tours où nous sommes plusieurs joueurs à avoir une sacrée expérience et c'est très utile.

« La championnat de France monte en gamme »

Justement, entre votre club et la sélection, quel est le meilleur souvenir de votre carrière bien remplie ?Toutes les victoires restent de beaux souvenirs. La Ligue des Champions (remportée en 2005 avec Tours) a une petite saveur particulière. Cela a été ma première vraie grosse performance et j'en suis particulièrement fier et je garde un très bon souvenir de cette époque.Vous avez joué en France puis en Italie avant de revenir en France. Quelles sont les différences entre les deux championnats ?Déjà le budget ! Le championnat italien est très relevé avec beaucoup de joueurs internationaux qui le fréquentent. Le niveau d'exigence y est plus élevé. Ce sont des gros matchs tous les week-ends et pour la progression d'un joueur, je trouve que c'est le top. Jouer dans un club qui gagne comme Kevin Le Roux à Piacenza, ça aide énormément pour progresser. Au niveau de l'engouement du public c'est également plus fort. C'est un championnat qui est installé depuis de nombreuses années. Aujourd'hui il a tendance à baisser car les moyens financiers sont moins importants au détriment d'autres championnats comme la Russie ou la Turquie. Cette baisse de moyens financiers en Italie permet au championnat de France de se renforcer. Notre championnat est monté en gamme ces dernières années.

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