Harcèlement sexuel : hommes-femmes, le grand quiproquo ?

le , mis à jour à 08:29
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Harcèlement sexuel : hommes-femmes, le grand quiproquo ?
Harcèlement sexuel : hommes-femmes, le grand quiproquo ?

Kader, 23 ans, étudiant : « C’est dommage que les filles aient peur de nous. J’ai l’impression qu’avec toutes ces histoires de harcèlement, le simple fait d’être un mec fait de toi un agresseur potentiel. J’hésite désormais avant d’envoyer un SMS un peu dragueur ou de lancer un compliment à une fille dans la rue. Souvent d’ailleurs, elle accélère le pas », témoigne l’étudiant, qui jure ne j ama i s f a i r e « dans le lourdingue ». « II ne faut pas tout mélanger. Le harceleur, c’est l e me c qui ne lâche pas, en utilisant parfois la menace ou l’insulte. »

 

Mathieu, 36 ans, architecte : « Les femmes sont moins passives. « Dans la drague, c’est la femme qui mène la barque. aujourd’hui plus que jamais. J’en suis convaincu. Mais je parle bien de drague, pas de harcèlement, dont elles sont en majorité les victimes. Au-delà des harceleurs, qui sont, selon moi, une minorité, je ne pense pas que les mecs soient plus lourds qu’avant. Les femmes, en revanche, surtout les plus jeunes, sont moins passives lorsqu’elles estiment qu’une parole, un regard ou un geste va trop loin. Et c’est très bien pour tout le monde. Les mecs qui parlent mal aux femmes, c’est d’abord un manque d’éducation. Ils ont grandi avec l’idée que l’homme est un petit roi et que les femmes doivent presque les remercier lorsqu’ils les abordent, même d’une façon très rustre. »

 

Joël, 49 ans, infirmier : « Le harcèlement, c’est d’abord une affaire de pouvoir, pas de libido et encore moins de séduction. Et s’il touche surtout les femmes, les hommes peuvent aussi en être les victimes. Je suis infirmier et, il y a dix ans, j’avais une responsable qui, pour m’appeler, me disait de ramener mon joli petit cul. Ma chef m’envoyait des SMS à n’importe quelle heure de la nuit, m’écrivant notamment qu’elle aurait bien aimé savoir si j’étais aussi attentionné avec une femme qu’avec mes ...

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