Harcèlement à l'école : une violence subie et acceptée

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L'agressivité entre les élèves perturbe l'apprentissage. 29% des élèves ont ainsi déjà subi des moqueries parce qu'ils répondaient correctement au professeur ou avaient obtenu une bonne note.

L'enquête menée par la Direction de l'évaluation et de la prospective devrait nous rassurer sur l'état de l'école: les enfants s'y sentent bien et la violence y est somme toute circonscrite. Et la jeune Darline, 15 ans, poussée au suicide le 13 octobre par ses camarades de classe, serait une malheureuse exception. Pourtant, comme toute étude statistique, celle-ci comporte des biais dont le principal est le degré d'acceptation de la violence par des jeunes qui la subissent quotidiennement. Il suffit d'avoir entendu des jeunes gens se traiter de «sale Noir» ou «sale Arabe» et tomber des nues quand on leur dit qu'il s'agit d'insultes parce qu'eux-mêmes sont issus de l'immigration africaine, il suffit d'avoir vu des collèges dont les couloirs retentissent de cris d'animaux et autres hurlements pendant les heures de cours pour comprendre que les enquêtes de «victimation» ne disent pas tout du processus qui peu à peu interdit à l'école de demeurer un lieu de transmission

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