Happytime : comment se faire rembourser ?

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En cas de faillite de l'émetteur d'une carte, il existe plusieurs voies de recours pour se faire rembourser. Mais les chances de succès restent assez maigres.

Après Magic Day en 2009, Kouro en 2010 puis Weekendtour en 2011, c'est donc le tour de Happytime d'annoncer sa liquidation judiciaire sans poursuite d'activité. Une très mauvaise nouvelle pour les détenteurs de ces cartes ou coffrets-cadeaux. Pour l'instant, du côté de Happytime, on se contente d'indiquer que «les solutions sont à l'étude». Les associations de consommateurs, qui ont déjà été confrontées à plusieurs cas de ce type, proposent pour leur part quelques pistes.

À l'Institut national de la consommation, on rappelle qu'il faut distinguer les coffrets touristiques et les autres. Les derniers ne laissent que peu d'espoir de remboursement. Il faut inscrire sa créance auprès du mandataire chargé de la liquidation (au greffe du tribunal de commerce de Paris) dans un délai de deux mois. Mais la démarche a peu de chances d'aboutir.

En revanche, les prestations touristiques, c'est-à-dire incluant un voyage et/ou un hébergement, disposent en général d'un garant, comme untour opérateur. Mentionné sur les coffrets ou le site web de l'émetteur, ce garant (en général l'Association professionnelle de solidarité du tourisme) peut proposer un remboursement ou une prestation de remplacement. Attention, en général ces garants n'acceptent de couvrir que les services déjà réservés. Les détenteurs de coffret n'ayant pas encore choisi leur prestation se trouvent ainsi exclus.

Dernière possibilité de recours, celle proposée par Olga de Sousa, juriste à l'UFC/Que Choisir, et qui a été relativement efficace lors de la faillite de la Camif: une opposition au paiement auprès de sa banque. En effet, pour le commerce en ligne, le code monétaire et financier prévoit une possibilité de remboursement en cas de paiement par carte bancaire, pour les opérations réalisées 70 jours avant la liquidation, voire 120 jours selon le contrat de carte souscrit. Pourtant le flou de cet article permet aussi à de nombreuses banques de refuser toute opposition pour des commandes passées avant la mise en liquidation du vendeur.

Dernier point à noter, les détenteurs de carte de loisirs sportifs Happytime-Sporeka auront un peu plus de chance. Lancées fin mai avec Sporeka, les cartes cadeaux sportives du réseau Decathlon, ces bons ne seront plus utilisables chez les prestataires Happytime, mais resteront toujours valables au sein du réseau Decathlon.

 

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  • ghat le mardi 7 aout 2012 à 11:00

    HappyTime, Magic Day et autre Wonderbox... c'est la même arnaque ! Fuyez les concepts de cartes et de chèques cadeaux tant qu'il est encore temps !

  • M488902 le lundi 6 aout 2012 à 23:13

    Quelles arnaques ces cartes ! Ou comment transformer des espèces vérifiant le code monétaire en papier de Monopoly. Tout ce qui brille n'est pas or !Rien ne vaut le cash.Comme Paypal qui n'est pas un établissement bancaire mais qui garde soi-disant votre argent bien au chaud par milliards de dollars (et d'euros...).