Hansen : " Je suis fier des gars "

le , mis à jour à 21:50
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Hansen : " Je suis fier des gars "
Hansen : " Je suis fier des gars "

Même s'il ne l'affiche pas forcément, Steve Hansen est un homme comblé. Ce samedi soir, les Blacks se sont qualifiés pour la finale de la Coupe du monde, et ont gagné la fierté de leur sélectionneur malgré un match compliqué.

Steve Hansen, quel est votre sentiment après cette victoire ?
Je veux d'abord féliciter l'Afrique du Sud. Ça a été un match énorme des deux côtés et c'est vraiment dommage que l'un de nous deux doive rentrer chez lui et perde dans un tel contexte. Le match s'est joué à rien et on est heureux d'avoir la chance de disputer une finale. Je pense que vous avez vu que sans la dimension physique, on ne peut pas jouer, sans talent non plus. L'Afrique du Sud a vraiment failli être du bon côté ce soir. Ils ont fait un grand match. Malgré tout, je suis impressionné par la maîtrise que les gars ont montrée. Quand on pense qu'on était menés à la mi-temps, je pense qu'on a plutôt bien contrôlé le match. Je suis très fier de ce qu'ont fait les gars. On hâte de voir l'Australie et l'Argentine se rentrer dedans et de se préparer pour un match qui sera très spécial. On ne joue pas si souvent que ça une finale de Coupe du monde.

« Peu importe qui on jouera, ce sera dur »

Êtes-vous aussi heureux de cette victoire que de celle décrochée face à la France en quarts de finale (62-13) ?
Bien sûr. Parfois, des grandes performances peuvent ressembler à ce qu'on a fait face à la France, d'autres à ce que l'on a fait aujourd'hui contre l'Afrique du Sud. Elles ne sont pas toutes identiques et quand on a compris cela, il faut les embrasser et les apprécier quoiqu'il arrive. C'est important, car aujourd'hui c'était une occasion particulière.

Vous avez été beaucoup pénalisé ce soir, cela vous inquiète-t-il ?
Oui, c'est un peu inquiétant. On va prendre le temps de s'asseoir et de regarder ça, car depuis les tribunes, pendant le match, il y a trop d'émotion. On a donné beaucoup de points au pied et si on arrive à réduire cela, on rendre la vie plus dure à notre adversaire.

Quel adversaire préféreriez-vous rencontrer en finale ?
Je m'en fiche. Peu importe qui on jouera, ce sera dur, c'est pour ça que je ne m'en inquiète pas. Ce serait idiot de penser le contraire. Que notre adversaire joue en jaune ou en bleu et blanc, il donnera tout ce qu'il a. Donc je ne vais pas gâcher d'énergie à savoir qui je préfèrerais. Le plus important pour nous est de savourer et de se remettre au travail pour être prêt.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Londres, Jean-François Paturaud

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