Handball: "On a pris un coup sur la tête", dit Claude Onesta

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LES EXPERTS ONT ?PRIS UN COUP SUR LA TÊTE? FACE À L?ALLEMAGNE, SELON CLAUDE ONESTA
LES EXPERTS ONT ?PRIS UN COUP SUR LA TÊTE? FACE À L?ALLEMAGNE, SELON CLAUDE ONESTA

par Sophie Greuil

BARCELONE (Reuters) - Battue vendredi à Barcelone par l'Allemagne (32-30) lors de sa cinquième et dernière rencontre dans la poule A du Mondial de handball, l'équipe de France a pris "un coup sur la tête", de l'aveu de l'entraîneur Claude Onesta.

Jusque-là invaincus sans être toujours convaincants, les Experts ont surtout implosé physiquement en défense et n'ont jamais été en mesure de faire la différence face à des Allemands pleins d'énergie.

"Cette défaite nous met un coup sur la tête", a reconnu Claude Onesta. "Du coup, notre confiance est entamée à la veille de notre huitième de finale (dimanche): ce n'est pas la meilleure façon de débuter une phase finale".

Après avoir longuement félicité l'équipe d'Allemagne "que tout le monde croyait faible mais qui manque juste d'expérience", Claude Onesta a insisté sur les faiblesses de ses propres joueurs.

"Nous avons perdu parce que nous avons mal joué. Et nous avons perdu parce que l'Allemagne a bien joué, a su nous faire exploser en défense sous ses coups de boutoir", a-t-il commenté.

"J'espère que notre expérience accumulée au fil de ces dernières années nous permettra de revenir très vite à notre meilleur niveau", a dit le patron des Experts, doubles champions olympiques et doubles champions du monde.

"PAS MORTS"

Gardien en second mi-temps, Daouda Karaboué était lui aussi sans concession, sans toutefois se montrer défaitiste avant le début des matches couperet dimanche, contre l'Islande.

"Aujourd'hui, nous n'avons pas joué à notre niveau. Nous sommes passés à travers mais cela va nous faire avancer. Mais nous ne sommes pas morts", a-t-il anticipé.

"Nous n'avons pas été bons en défense. Et, je n'ai pas été bon non plus", a admis la doublure de Thierry Omeyer.

De son côté, Daniel Narcisse a vu dans cette défaite "un gros manque de lucidité dans les moments importants". "Nous avons été incapables de nous surpasser, d'élever notre niveau de jeu quand il le fallait, de les contenir quand ils ont commencé à emballer la machine."

Du coup, le meilleur joueur de l'année 2012 a ainsi résumé le défi qui se présentera dimanche à ses coéquipiers: "En huitièmes de finale, nous n'avons plus le droit à l'erreur. Dos au mur (...) nous serons sans aucun joker."

"Mais, quelque part, ce n'est pas non plus pour nous déplaire. Je ne suis pas inquiet", a-t-il aussitôt ajouté, sourire aux lèvres.

"Il faudra resserrer les boulons. Nous en sommes capables. Ce soir, nous avons juste perdu une rencontre", a minimisé Cédric Sorhaindo, en espagnol à destination des journalistes locaux.

Edité par Simon Carraud

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