Handball: les mis en examen du PSG de retour "comme des gamins"

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LES HANDBALLEURS HONRUBIA ET BOJINOVIC DE RETOUR AU PSG
LES HANDBALLEURS HONRUBIA ET BOJINOVIC DE RETOUR AU PSG

PARIS (Reuters) - Samuel Honrubia et Mladen Bojinovic, mis en examen dans l'affaire de match présumé truqué qui éclabousse le handball, ont fait leur retour cette semaine au Paris Saint-Germain "comme si de rien n'était", a dit jeudi l'entraîneur Philippe Gardent.

Le champion olympique français et le Serbe avaient été écartés pour deux rencontres - les deux face à Saint-Raphaël - la semaine dernière pour les "préserver" plutôt que pour les punir, si l'on en croit le technicien.

Le club n'a de toute façon aucune intention de prendre de son propre chef des sanctions contre les deux hommes qui évoluaient à Montpellier au moment des faits qui leur sont reprochés.

Comme 11 autres personnes, dont les frères Luka et Nikola Karabatic, ils sont accusés d'avoir parié en mai sur une défaite du club héraultais, déjà assuré à l'époque d'être champion de France, lors d'un match de première division contre Cesson-Sévigné.

"J'ai trouvé deux garçons hyper contents de retrouver leurs potes, comme des gamins dans un bac à sable", a raconté Philippe Gardent lors d'une conférence de presse à la veille d'un match contre Toulouse.

"L'autre partie de l'équipe les a accueillis comme s'ils étaient partis pour le week-end."

"Ils sont sélectionnables", s'est-il borné à dire, sans préciser s'il comptait les aligner. "Ce n'est pas à nous de prendre des sanctions (...) On laisse se prononcer les instances compétentes."

"Chaque chose en son temps", a-t-il ajouté.

Comme Philippe Gardent, l'ailier international Luc Abalo s'est dit heureux d'avoir retrouvé Mladen Bojinovic et Samuel Honrubia, qu'il côtoie à longueur d'années, aussi bien en club qu'en équipe de France pour le second.

"J'ai été content de les voir. J'ai l'impression qu'ils n'ont pas été traumatisés. Ça fait plaisir parce que j'étais un peu inquiet", a-t-il expliqué au Stade Pierre de Coubertin où ont été interpellés les mis en cause il y a deux semaines.

"Ça me rend triste pour eux", a-t-il dit, tout en regrettant une médiatisation à outrance de l'affaire pour un sport qui reste d'ordinaire plus confidentiel.

"On en a plus parlé que de la médaille (d'or) aux Jeux olympiques (en août à Londres)."

Simon Carraud, édité par Grégory Blachier

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