Handball: les "Experts" se donnent de l'air contre la Russie

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LA FRANCE BAT LA RUSSIE À L'EURO DE HANDBALL
LA FRANCE BAT LA RUSSIE À L'EURO DE HANDBALL

par Mickaël Chouquet

NOVI SAD, Serbie (Reuters) - Terni par un échec inaugural contre l'Espagne en début de semaine, l'horizon s'est un peu dégagé mercredi pour l'équipe de France de handball, tombeuse de la Russie (28-24) pour son deuxième match du premier tour de l'Euro 2012.

Les Bleus devront toutefois attendre le résultat de l'autre match du groupe C, entre l'Espagne et la Hongrie dans la soirée, pour connaître leur marge de manoeuvre exacte.

Car, au-delà de ce précieux succès, la situation des "Experts" reste inconfortable. S'ils valident contre la Hongrie leur qualification vendredi, les Français pourraient en effet retrouver au tour principal trois adversaires redoutables: la Croatie, l'Islande et la Norvège.

"On a réussi à se servir de la défaite contre l'Espagne sans trop y penser. L'avantage des matches rapprochés, c'est que l'on n'a pas le temps de gamberger", a déclaré à l'issue de la rencontre le gardien Thierry Omeyer.

"Autant j'ai été mauvais lundi, autant je suis content aujourd'hui. La Hongrie sera un gros match. En tout cas, on est plus dans la compétition qu'il y a 48 heures", a-t-il reconnu.

Si la bande de Claude Onesta s'est rassurée dans le contenu contre un adversaire dont le style lui convenait parfaitement, l'embellie française demande toutefois confirmation.

Supérieure mais fébrile par instants, la France a souffert pour maintenir une avance conséquente pendant tout le match, des sautes de concentration nuisant notamment aux progrès entrevus sur le plan collectif.

Pour preuve, Claude Onesta n'a jamais paru tranquille sur son banc. A sept minutes du coup de sifflet final, il a notamment demandé un temps-mort pour recadrer son équipe, qui ne menait plus que de quatre buts (25-21).

"Je prends un temps mort à quelques minutes de la fin parce que ça peut encore déraper donc je remets une organisation solide", a-t-il expliqué à l'issue de la rencontre.

"LA CLÉ, C'ÉTAIT UNE GROSSE DÉFENSE"

"Dans cet Euro, on n'a pas d'armes multiples. En tout cas, j'étais heureux du dernier entraînement où les joueurs ne se sont pas évités. Ils ont besoin d'entrer dans le combat, même entre eux", a-t-il ajouté.

Marqués par leur revers de lundi, le premier en compétition internationale depuis 2009, les Experts savent aujourd'hui qu'ils n'ont plus le droit à l'erreur pour disputer les demi-finales de l'Euro.

Épiés après une entame de tournoi en-deçà de leur niveau habituel, Thierry Omeyer et Nikola Karabatic ont connu des fortunes diverses, mercredi soir.

Rarement décevant deux fois de suite, Thierry Omeyer a imposé sa loi aux tireurs russes (15 parades), effaçant ainsi la pâle feuille de statistiques rendue lundi contre l'Espagne.

Claude Onesta a fait un seul changement dans son sept de départ, mais il n'est pas anodin : Daniel Narcisse (six buts) a débuté comme demi-centre à la place de Nikola Karabatic. La star française est sortie du banc après quatorze minutes. Et comme lundi, les arbitres ont beaucoup sifflé contre lui.

Sur l'aile gauche, Arnaud Bingo a réussi une entrée dynamique (quatre buts). De son côté, le spécialiste Guillaume Joli a fait un sans-faute aux jets de sept mètres (quatre sur quatre) et Xavier Barachet a relevé un peu la tête après son premier match très décevant.

En revanche, William Accambray, à qui son entraîneur avait reproché la veille un manque d'investissement, a vite rejoint le banc après deux ratés.

Les hommes de Claude Onesta ont imprimé leur marque dès le début de la rencontre, avec un écart qui s'est vite creusé à 5-0, notamment grâce à des montées de balle rapides qui avaient fait défaut lors de leur premier match.

Symbole de cette présence physique, la défense française, agressive, a empêché les Russes d'inscrire le moindre but au cours des dix premières minutes de la rencontre, jusqu'à un jet de sept mètres de Koksharov.

Pour Xavier Barachet, cet investissement de tous les instants fut déterminant. "La clé, c'était une grosse défense. Nous avons épuisé les Russes. Ça fait du bien de pouvoir y aller vraiment."

Edité par Olivier Guillemain

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