Handball: la France quitte l'Euro sur un nul contre l'Islande

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LA FRANCE QUITTE L'EURO DE HANDBALL SUR UN NUL AVEC L'ISLANDE
LA FRANCE QUITTE L'EURO DE HANDBALL SUR UN NUL AVEC L'ISLANDE

par Mickaël Chouquet

NOVI SAD, Serbie (Reuters) - Après avoir perdu son titre la veille, l'équipe de France de handball a quitté mercredi l'Euro en Serbie sur une note légèrement positive avec un match nul contre l'Islande (29-29).

La France a fait la course en tête dans les dix dernières minutes mais les arbitres ont refusé le but de la victoire à Daniel Narcisse à trois secondes de la fin.

Une issue frustrante pour une équipe courageuse.

Les Bleus terminent l'Euro avec moins de victoires (deux) que de défaites (trois) et un nul. La compétition est officiellement terminée pour eux puisque la troisième place du groupe n'est plus accessible.

La France ne jouera donc pas le match pour la cinquième place vendredi à Belgrade et l'équipe quittera la Serbie jeudi.

Loin d'être abattu, l'entraîneur Claude Onesta s'est projeté avec détermination et envie vers le principal objectif des Bleus, les Jeux olympiques de Londres, l'été prochain.

"On va se servir de nos conneries pour faire mieux plus tard. Gagner, remporter les titres était devenu naturel, presque trop (...) Inconsciemment, chacun a peut-être mis un petit coup de frein en pensant aux Jeux", a-t-il jugé.

"Il n'était peut-être pas raisonnable d'avoir deux objectifs la même année. Maintenant, je donne rendez-vous aux autres équipes qui seront qualifiées pour Londres et je leur dis: 'Cette fois, la France sera prête'", a-t-il lancé.

KARABATIC SUR LE BANC

Tous les joueurs ont participé au dernier match, à l'exception notable de Nikola Karabatic, visiblement diminué physiquement. Le pivot de Chambéry Grégoire Detrez s'est même offert un joli rôle, en inscrivant trois buts.

Si la défaite de mardi contre la Croatie (22-29) était encore dans tous les esprits, les "Experts" ont haussé leur niveau de jeu dans la deuxième partie du match face à l'équipe qu'ils avaient battue en finale des Jeux olympiques en 2008.

Les joueurs, désinhibés, ont connu la réussite au tir, à l'image d'un William Accambray insolent d'adresse (dix buts). Revenu à son niveau du Mondial 2011, il a signé le meilleur total offensif d'un Français sur un match de toute la compétition, mais restait modeste après le match.

"On nous disait que l'on était trop fort, eh bien non. J'aurais aimé apporter plus mais ça n'a pas toujours fonctionné", a-t-il déclaré.

L'appel à la dignité lancé la veille par Claude Onesta et le capitaine Jérôme Fernandez a été entendu.

Anormalement placide sur ses premiers arrêts, Thierry Omeyer (onze parades) s'est extériorisé à mesure que le match avançait, mais n'en demeurait pas moins critique sur la prestation de son équipe.

"Il faut retenir que l'on a comblé six buts de retard. Mais encore une fois, on n'a pas su tuer le match, il faudra retenir cette leçon pour les Jeux", a estimé le gardien tricolore.

SORHAINDO EN VUE

L'Islande a mieux débuté (6-12) mais un 5-1 infligé par l'attaque française au retour du vestiaire a empêché les Français de perdre pied. Dans la foulée, ils ont redressé la tête et retrouvé quelques combinaisons efficaces.

Debout dans la tempête, Claude Onesta a pris son premier temps mort après dix minutes pour sauver ses troupes de la noyade.

Le pivot Cédric Sorhaindo a confirmé ses bonnes dispositions en offrant en attaque des solutions rarement vues sans lui. Il a provoqué notamment trois penalties.

Malgré l'enjeu sportif très relatif, Jérôme Fernandez a montré l'exemple dans l'engagement et pris ses responsabilités au tir en dépit de quelques échecs (3 sur 6).

Dans la première moitié de match, les autres tireurs français ont fait briller le gardien adverse, Bjorgvin Gustavsson (12 parades à 50%), et l'Islande a viré en tête

(12-15).

Guillaume Joli, jusque-là irréprochable dans l'exercice du jet de sept mètres, a raté coup sur coup deux tentatives, Fernandez le relayant ensuite.

Rien n'a souri à l'équipe de France dans cet Euro douloureux mais la perspective des JO de Londres dans tout juste six mois devrait lui donner la motivation pour se relancer.

Edité par Pascal Liétout et Gilles Trequesser

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