Hammond promet un cadre bugétaire face aux turbulences du Brexit

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 (Actualisé avec détails, citations) 
    par William James 
    BIRMINGHAM, Angleterre, 3 octobre (Reuters) - La 
Grande-Bretagne a besoin d'un nouveau cadre budgétaire, fondé 
sur une réduction des dépenses et sur l'investissement, pour 
faire face aux turbulences prévisibles lors de la période des 
négociations sur la sortie de l'Union européenne, a estimé lundi 
le ministre des Finances Philip Hammond. 
    La Première ministre britannique Theresa May a annoncé 
dimanche qu'elle invoquerait l'article 50 du Traité de Lisbonne, 
point de départ d'une période de deux années pour parvenir au 
Brexit, avant la fin mars 2017. 
    "Nous devons nous attendre à quelques turbulences pendant ce 
processus de négociations", a dit Hammond sur la télévision de 
la BBC. "Il y aura une période de deux ans ou plus pendant 
laquelle les entreprises seront dans l'incertitude quant à notre 
relation finale avec l'Union européenne et pendant cette période 
nous devrons soutenir l'économie", a dit Hammond sur la 
télévision de la BBC. 
    Le ministre a réaffirmé sa volonté de repousser les 
objectifs budgétaires qui prévoient actuellement un excédent 
d'ici 2020, au lieu d'un déficit de 4% en 2015/2016. 
    Dans un discours qu'il doit prononcer au cours de la journée 
devant le congrès du Parti conservateur qui se tient à 
Birmingham, Hammond a prévu de rappeler l'importance de la 
discipline budgétaire tout en insistant sur la nécessité de 
bâtir une économie plus juste. 
    "Les Britanniques nous ont élus sur la promesse d'un 
rétablissement de la discipline budgétaire et c'est exactement 
ce que nous allons faire", promet-il selon des extraits du 
discours qu'il doit prononcer rendus publics par ses services. 
    "Mais nous ferons cela d'une manière pragmatique qui reflète 
les nouvelles circonstances auxquelles nous devons faire face. 
Un nouveau projet pour la nouvelle situation qu'affronte le 
Grande-Bretagne", ajoute-t-il. 
    Le ministre propose la création d'un "cadre budgétaire clair 
et crédible" afin de rassurer les investisseurs sur sa 
détermination à réduire le déficit par un contrôle des dépenses 
publiques tout en favorisant les investissements pour la 
croissance à long terme. 
    "Nous devons continuer à maîtriser les dépenses au jour le 
jour, nous devons rendre le gouvernement plus rationnel et plus 
efficace mais je suis convaincu que nous devons chercher des 
investissements à haute valeur ajoutée dans nos infrastructures 
économiques", ajoute-t-il. 
    "A court terme, cela soutient l'économie, cela soutient 
l'emploi, cela soutient la croissance économique et sur le long 
terme cela rend la Grande-Bretagne plus productive", 
affirme-t-il. Ce projet budgétaire devrait être publié le 23 
novembre. 
    Les derniers indicateurs montrent que l'activité économique 
de la Grande-Bretagne n'a pas subi de ralentissement majeur 
après le référendum sur le Brexit.    
    Le ministre britannique des Finances a également souhaité 
que l'accord sur ce divorce d'avec l'EU se traduise pas un accès 
maximal des entreprises britanniques au marché unique européen 
tout en respectant le souhait des électeurs en faveur d'un 
renforcement des contrôles frontaliers. 
 
 
 (avec Kylie MacLellan et Elizabeth Piper,; Pierre Sérisier pour 
le service français, édité par Véronique Tison) 
 
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