Haïti accorde ses premiers permis d?exploitation minière

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(Commodesk) Le gouvernement haïtien vient d'accorder des permis d'exploitation minière à deux compagnies, une première depuis plusieurs décennies.

Deux permis ont ainsi été octroyés à la Somine, détenue conjointement par la canadienne Majescor et des investisseurs haïtiens, et un à VSC Mining, basée aux Etats-Unis. Ces trois permis concernent des gisements d'or et de cuivre, dont le potentiel sera précisé lors des futures opérations d'exploration. Selon le droit minier haïtien, les permis sont valables 5 ans, renouvelables jusqu'à 25 ans.

Contrairement à celles de la République Dominicaine voisine, les ressources haïtiennes de sont pas exploitées, hors mines illégales, depuis un effondrement du secteur minier local dans les années 1970.

Mais, depuis environ deux ans, plusieurs compagnies nord-américaines ont investi dans la prospection minière en Haïti. Une série de forages en 2011 a permis de découvrir des réserves en or, argent et cuivre d'une valeur estimée à 20 milliards de dollars.

Outre la richesse en or du sous-sol haïtien et les cours élevés du métal jaune, les compagnies étrangères sont attirées par des conditions d'exploitation qu'ils espèrent avantageuses. Depuis son élection en 2011, le président Michel Martelly insiste sur sa volonté d'ouvrir le pays aux affaires, et notamment aux investissements miniers.

Ces ressources sont perçues comme un moyen potentiel pour le pays, l'un des plus pauvres au monde, de relever son économie. Mais des inquiétudes subsistent sur les perspectives de profit pour la population locale. Haïti reste, chaque année, classé par Transparency International comme l'un des pays les plus corrompus au monde.

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