Hadji, jamais mieux qu'à Nancy

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Hadji, jamais mieux qu'à Nancy
Hadji, jamais mieux qu'à Nancy

Quand il est loin de Nancy, pas grand-chose ne marche pour lui. Mais quand il est là, tout rentre dans l'ordre. Revenu à l'ASNL pour la deuxième fois de sa carrière en début de saison, Youssouf Hadji (35 ans) retrouve une seconde jeunesse et porte sur ses épaules les derniers espoirs de montée du club lorrain. Presque logique, pour un joueur très talentueux, mais qui n'aura finalement jamais brillé ailleurs que sous le maillot nancéien.

Les cheveux sont plus courts. La coupe plus moderne. Mais Youssouf Hadji est toujours là, à Nancy. Chez lui. Là où le destin le ramène inexorablement lorsqu'il a besoin de retrouver le plaisir de jouer. Après trois saisons passées loin de la Lorraine, entre Rennes, le Qatar et la Turquie, le Marocain a effectué son deuxième retour à l'ASNL en début de saison. Et ni lui ni le club, ne regrettent ce come-back. Venu pour " assurer la bonne ambiance dans le vestiaire et être le grand-frère que les jeunes joueurs attendent ", selon les mots du président Jacques Rousselot, l'attaquant de 35 ans fait bien plus que ça.

Si l'équipe de Pablo Correa est encore en lice pour la montée (7e à cinq points du podium), elle le doit en grande partie à Hadji. Après un début d'exercice difficile, le petit frère de Mustapha est sur une impressionnante série de huit buts lors des sept derniers matchs. Un état de grâce qui tombe à pic pour les Lorrains, qui ne peuvent plus compter sur le Mana Dembélé " on fire " de la phase aller. " Je veux laisser le club à la place qu'il mérite, prévient Hadji. Le scénario idéal serait de monter et de rejouer une dernière saison avec l'ASNL en Ligue 1. Je pourrais alors raccrocher les crampons. " Si cette soudaine réussite d'un joueur de 35 ans censé jouer à la nourrice au sein d'un vestiaire très jeune peut paraître inespérée, elle est en fait très logique.
Rennes, pas mieux la deuxième fois
Hadji sous le maillot blanc et rouge, c'est en effet un gage de réussite. Formé au club, il y débute en Ligue 2 en 1998-1999, mais son talent attire l'œil des recruteurs de Bastia, alors en Ligue 1. Après deux ans en Corse (2003-2005), il teste ses capacités dans un club d'un niveau supérieur. Mais en deux saisons à Rennes, il ne trouve que trois fois le chemin des filets en championnat. En situation d'échec, il décide de revenir à Nancy et va y vivre les plus belles années de sa carrière. Joueur de couloir, il est replacé en neuf et demi par Pablo Correa. Un poste où sa protection de balle, son jeu de tête et sa justesse technique font des merveilles derrière une pointe qui prend la profondeur (Fortuné, Dia ).

Sous l'impulsion d'Hadji, Nancy termine à une inespérée quatrième place en 2007-2008, redécouvre l'Europe et le statut de club qui compte en France. Mais après plusieurs saisons entre 10 et 15 buts, encore une fois Nancy devient trop petit...






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