H7N9, un virus de la grippe aviaire redoutable, selon l'OMS

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LE VIRUS H7N9 PARTICULIÈREMENT PRÉOCCUPANT, SELON L'OMS
LE VIRUS H7N9 PARTICULIÈREMENT PRÉOCCUPANT, SELON L'OMS

PEKIN (Reuters) - Le nouveau virus H7N9 de la grippe aviaire est l'un des plus redoutables de sa catégorie et se transmet plus facilement à l'homme que sa précédente version qui a fait plusieurs centaines de morts en 2003, a déclaré mercredi un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Depuis sa détection au mois de mars, le virus H7N9 a fait 22 morts en Chine sur les 108 personnes infectées, selon l'OMS. La souche précédente, le H5N1, a fait 30 morts dans le pays sur les 45 personnes infectées entre 2003 et 2013. Le H5N1 a causé 371 décès dans le monde depuis 2003.

Une enquête de cinq jours en Chine menée par une équipe d'experts internationaux sous la houlette de l'OMS et du gouvernement chinois n'a toutefois pas permis de démontrer que le virus H7N9 était transmissible entre humains.

"Dans la catégorie des virus de la grippe, c'est un virus inhabituellement dangereux pour les humains", a déclaré Keiji Fukuda, sous-directeur général de l'OMS chargé de la Sécurité sanitaire, lors d'un point de presse. "C'est vraiment l'un des virus de la grippe les plus mortels que nous ayons vus jusqu'ici."

Il estime, qu'au vu de certains indices, ce virus est "plus facilement transmissible de la volaille à l'homme que le H5N1".

Dans les deux mois depuis sa première détection, le H7N9 a déjà produit près de deux fois plus d'infections en Chine que n'en avait produit le H5N1 en une décennie, souligne Ho Pak-leung, du département de microbiologie de l'université de Hong Kong, dans la revue British Medical Journal.

L'équipe d'experts se dit par ailleurs perplexe face à l'absence de maladie visible sur la volaille avec le dernier virus, ce qui rend le suivi de la propagation et les contrôles plus difficiles.

Des prélèvements sur des poulets, des canards et des pigeons ont montré la présence du virus H7N9, mais pas sur les oiseaux migrateurs, a indiqué Nancy Cox, du U.S. Centers for Disease Control and Prevention.

"À ce qu'on peut comprendre, la source probable de l'infection est sans doute la volaille", a-t-elle commenté.

Les spécialistes notent aussi qu'après la fermeture de ses cinq marchés de volailles, Shanghai a pu constater "immédiatement" une baisse de la détection de nouveaux cas.

Pourtant, le représentant de l'OMS pour la Chine, Michael O'Leary, a publié la semaine dernière des chiffres montrant que la moitié des patients analysés n'avaient pas été en contact avec de la volaille.

Sui-Lee Wee; Danielle Rouquié pour le service français

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  • patr.fav le mercredi 24 avr 2013 à 12:26

    si on pouvait l'introduire à l'assemblée national et au sénat cela ferait du bien au peuple français !!!!