"Guy Roux disait que j'étais un garçon de village"

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"Guy Roux disait que j'étais un garçon de village"
"Guy Roux disait que j'étais un garçon de village"

Il y a plus de vingt ans, la crinière blonde de Lilian Laslandes débarquait sur le championnat de France. Parfois loin de son Médoc natal, toujours proche des tribunes. Retour en trois actes, d'Auxerre à Bordeaux en passant par Sunderland, sur quinze ans de foot français.

Bonjour Lilian. Remontons immédiatement à votre enfance. Dans quel environnement avez-vous grandi ? Mes parents ont toujours été derrière moi par rapport au foot. Mon père a joué en amateurs, mon grand-père avait joué aux Girondins, ma mère et ma sœur en D2 au hand, donc l'esprit de compétition était déjà là. Lorsqu'il y avait des stages, des sélections, mes parents me les finançaient. Parfois, du coup, on ne partait pas en vacances. Ils m'ont toujours poussé à me battre. Quand je n'ai pas été pris dans ce qui était considéré comme le deuxième centre des Girondins, ils m'ont aidé à trouver un club, à Mérignac. C'est un chemin de traverse et là, tu n'as pas le mental, tu ne passes pas.

Vous étiez déjà attaquant ? Au départ, en poussins, j'étais défenseur central parce que j'étais plus grand que les autres. Mais rapidement, je suis passé devant. Les filets me donnaient de l'excitation. Et on peut regarder les stats, chaque saison j'ai marqué une quinzaine de buts mais aussi une palette de passes décisives. C'est mon identité.C'est ce que je préférais : faire trembler les filets. Déjà petit, chez ma grand-mère, sur le lit, je reproduisais des buts, j'imaginais des finales de Coupe. Après, je n'ai jamais parlé de moi comme d'un buteur. J'ai toujours recherché à jouer pour les autres. Enfant, j'admirais Bernard Lacombe pour ça. Et on peut regarder les stats, chaque saison j'ai marqué une quinzaine de buts mais aussi une palette de passes décisives. C'est mon identité. En DH, on comptait un petit peu plus sur moi car j'étais le petit jeune d'une équipe entourée d'anciens mais ensuite, en pro, on ne m'envoyait plus de longs ballons dans la course. Je jouais avec les qualités des autres, ils jouaient avec les miennes. J'ai eu la chance de jouer avec des gens intelligents.

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