Guy Novès regarde vers l'avenir

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Guy Novès regarde vers l'avenir
Guy Novès regarde vers l'avenir

Sur le plateau de Stade2, Guy Novès a tiré un bilan du Tournoi des VI Nations, qu'il considère comme une " défaite ". Sans vouloir se trouver des excuses, le sélectionneur des Bleus considère que l'exemple doit venir des Anglais. Néanmoins, selon lui, le parcours des deux équipes " n'est pas comparable ".

Du temps, il en faudra au XV de France pour progresser et devenir, voir redevenir, une équipe majeure en Europe. Mais Guy Novès a balayé cette question du manque de préparation sur le plateau de Stade2, dont il était l’invité ce dimanche. « Ce n’est pas une question de temps. Nous savons les conditions et elles sont celles-là. Nous ferons avec... », a assuré le sélectionneur national. Histoire d’expliquer à tout le monde qu’il ne veut pas se trouver d’excuses à la suite de la cinquième place du XV de France dans le Tournoi, un résultat qui reste une « défaite » aux yeux de l’ancien manager toulousain. 

Prendre l’exemple sur l’Angleterre 

Le successeur de Philippe Saint-André à la tête des Bleus l’a dit, il faudra s’inspirer de l’Angleterre pour trouver des moyens de progresser. « Aujourd’hui, les Anglais donnent l’impression de réciter leur rugby, assure Guy Novès. Nous allons les prendre comme exemple ». Avec ce Grand Chelem du XV de la Rose, les médias se font un malin plaisir à comparer les débuts d’Eddie Jones avec ceux de Guy Novès. Quand on lui dit que l’Angleterre est traumatisée après sa Coupe du monde, le sélectionneur des Bleus répond sans concession : « L’Angleterre est traumatisée de quoi ? D’avoir été éliminée dans une poule extrêmement dure ? On l’oublie. ». Le parcours des deux équipes « n’est absolument pas comparable ». « Pour les Anglais, c’est plutôt un enchaînement d’expérience, c’est le même groupe alors que nous on repart à zéro. Nous repartons avec de nouveaux joueurs et un jeu différent », ajoute le sélectionneur.

Encore du travail pour marquer plus d’essais

L’échec français est particulièrement dû au manque d’efficacité offensive malgré les nombreux franchissements. Un domaine de travail pour les Tricolores. « Il faut travailler sur la finition, avoir un peu plus de rigueur, attendre le soutien, faire les trois mètres de moins qui sont visiblement en trop et faire le dernier geste avec plus d’application », résume le sélectionneur. Un manque de finition qui explique la faible attaque (dernière du tournoi avec sept essais inscrits). Ce à quoi Guy Novès répond en souriant : « Cela montre que l’on ne pourra que mieux faire ». Une manière de dire, d’une manière positive, que tout reste à faire.
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