Guinée-Nouveaux heurts post-électoraux à Conakry

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(actualisé avec précisions) CONAKRY, 14 octobre (Reuters) - De nouveaux heurts ont éclaté mercredi à Conakry, la capitale de la Guinée, trois jours après l'élection présidentielle dont le résultat doit être annoncé dans la semaine. La police a fait usage de gaz lacrymogène et procédé à des tirs de sommation pour disperser des manifestants qui dressaient des barricades à Koloma Soloprimo, dans la banlieue de la capitale, rapportent des habitants. "Ça chauffe, là-bas. On est tous cachés chez nous", a déclaré l'un d'eux. Des heurts avaient déjà opposé des partisans du président Alpha Condé et des militants de l'opposition ces deux derniers jours. Lundi, un journaliste de Reuters a vu trois personnes blessées par balles. L'avant-veille du scrutin, les violences politiques avaient fait deux morts et 33 blessées. "Nous appelons tout le monde à quitter les rues. Si les institutions ne sont pas respectées, il n'y pas d'État de droit", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, François Lonseny Fall, lors d'une rencontre avec la presse et des diplomates étrangers. Les sept adversaires du chef de l'Etat sortant ont réclamé lundi l'annulation du scrutin, parlant de fraudes, mais les observateurs de l'Union européenne ont jugé que le vote s'était déroulé de manière satisfaisante en dépit de difficultés logistiques. ID:nL8N12C3IR (Saliou Samb; Bertrand Boucey pour le service français)

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