Guillaume Graechen : "4 de mes joueurs sont suivis par Arsenal"

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Guillaume Graechen : "4 de mes joueurs sont suivis par Arsenal"
Guillaume Graechen : "4 de mes joueurs sont suivis par Arsenal"

C'est à plus de 9000 kilomètres de l'Hexagone que Guillaume Graechen a décidé, il y a de cela près de huit ans, de poser ses bagages au Vietnam. Entraîneur du club de Hoang Anh Gia Lai et manager de projet à l'académie JMG en partenariat avec Arsenal, l'homme de trente-sept ans se dépense sans compter dans un football vietnamien en plein développement. Entretien avec un compatriote passionné et dévoué.

Pourquoi partir à plus de 9000 kilomètres de l'Hexagone ? Après pas mal de temps en National et L2, notamment avec Romorantin, je suis parti en CFA 2 pour un projet sérieux à la DDJS (Direction départementale de la jeunesse des sports, ndlr). Mais ça ne s'est pas du tout goupillé comme je le voulais. Après, j'ai reçu un coup de fil de Jean-Marc Guillou qui dirige une académie et travaillait avec l'un de mes anciens coachs. Il m'a proposé de partir en Thaïlande pour voir si ça me plaisait et s'il pouvait m'engager. J'ai passé deux mois là-bas, j'ai adoré et on m'a engagé à l'académie. Celle du Vietnam s'est ouverte en juin 2007. Alors que je n'avais plus trop d'issue en France, je suis là-bas à la base d'un projet et avec un CDI. Le financier qui a investi ici est assez riche, la tête sur les épaules, a déjà un club et possède une société de plus de 20 000 employés. Je ne suis pas parti à l'aventure.
Comment s'est déroulée votre intégration à votre arrivée en 2007 ? J'ai eu la chance d'avoir un traducteur, de 50 ans environ, un ancien guide touristique. Je l'ai placé comme intendant et il traduit sur le terrain. Ça m'a énormément aidé, notamment pour apprendre et passer des messages aux enfants. Au début, ce n'était pas évident, surtout quand il ne pouvait pas être là Je ne vis pas à Hanoi ou Hô Chi Minh, mais en plein cœur des montagnes du Vietnam, sans école anglaise ou française, ni même d'étrangers dans la ville. Les seuls étrangers sont des joueurs de foot ou des entraîneurs comme moi. Mais, aujourd'hui, parler est moins compliqué. Je me suis marié avec une Vietnamienne qui m'a permis d'apprendre plus facilement et plus rapidement. Je comprends mieux que je ne parle. La prononciation est extrêmement difficile, avec des accents partout L'avantage, c'est d'avoir le même alphabet que chez nous. Ce n'est pas comme en Thaïlande, Corée ou Japon. Disons que je me débrouille maintenant ! Puis le mode de vie est complètement différent ici. Depuis mon arrivée, en sept ans, la ville où je vis s'est énormément développée. Il y a un supermarché, des cinémas, etc. Le climat est tropical, donc les gens vivent au rythme du soleil et ne se prennent pas la tête, ont toujours le sourire, sont assez chaleureux dans l'ensemble. Et quand vous faites l'effort d'apprendre la langue, l'intégration se fait beaucoup plus vite. En revanche, quand...

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