Guilhem Guirado : « On a manqué de maîtrise et de force collective »

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Toulon s’est incliné face au Racing 92 en finale du Top 14 au Camp Nou de Barcelone (29-21). Guilhem Guirado était forcément déçu par le résultat mais a tenu à souligner la performance des Racingmen. Pour le talonneur international, le RCT a été trop pénalisé et a manqué de maîtrise pour s’imposer.

[fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01571056/zone/1/showtitle/1/src/u3u0vr'] Guilhem Guirado, qu’est-ce qu’il s’est passé alors que vous êtes en supériorité numérique ? C’est incompréhensible. J’ai encore du mal à comprendre et à réaliser. Cela va tellement vite. Il faut féliciter les joueurs du Racing 92 qui ont été héroïques. Jouer 60 minutes à 14 contre 15 et faire ce qu’ils ont fait... Il faut les féliciter. Bernard Laporte a dit que ce match est à l’image de votre saison. Qu’est-ce qu’il vous a manqué pour gagner cette finale ? Résumer cela sur un match, c’est difficile. Ce qui est sûr, c’est que l’on a été trop indisciplinés pour pouvoir l’emporter lors de cette finale. Je n’ai pas les chiffres en tête, mais il y a au moins plus de 15 pénalités contre nous, c’est sûr. Connaissant leurs buteurs, avec Johan Goosen à plus de 50 mètres et Dan Carter dès les 40 mètres, on ne pouvait pas espérer gagner. C’est dommage, car après le carton rouge de Maxime Machenaud, on les a sentis émoussés. A partir du moment où l’on marque notre premier essai, j’ai eu l’impression que c’était nous qui étions à 14 contre 15. Le match nous échappe au fil du temps et on n’a jamais repris la main sur la rencontre. On a eu une lueur d’espoir à deux minutes de la fin. Mais si on avait bien fait les choses, on n’aurait pas eu de soucis. C’est le carton rouge de Maxime Machenaud qui fait basculer le match ? Oui, je pense qu’inconsciemment, on s’est un peu relâché avec des petites pénalités, chacun la sienne. On a joué un peu à l’envers. J’ai dit à la mi-temps, qu’à chaque fois qu’on marquait des points, à la place de faire des choses simples et sortir de notre camp, on s’est fait peur deux trois fois. On leur a donné des pénalités. Ces matchs de phases finales, cela se joue à pas grand-chose et plus on occupe le terrain et mieux c’est. Est-ce que le fait de jouer devant plus de 99 000 spectateurs a pu perturber l’équipe ? Non, je ne pense pas que ce soit l’ambiance ou le fait de jouer sur ce terrain. On a manqué de maîtrise et de force collective pour pouvoir s’en sortir. On l’a fait par à-coups contrairement au Racing qui l’a fait pendant 80 minutes. Félicitations à eux.

Guilhem Guirado : « C’est trop difficile de gagner un match avec autant de fautes »

Vous y croyez encore à deux minutes de la fin quand vous avez la mêlée pour vous à 5 mètres de la ligne du Racing ? Bien sûr, on a senti qu’ils étaient complètement émoussés. Je pense que si on joue le ballon à la main, on marque. Mais on n’a pas été fort sur la base. C’est trop difficile de gagner un match avec autant de fautes. Vous êtes sortis blessé au genou. C’est grave ? C’est le ligament latéral interne donc on verra si c’est entre 4 et 6 semaines. On verra, il y a les vacances donc cela va être récupération totale et profiter avec ma famille. C’est une saison marathon pour vous qui avez joué en plus le Tournoi des VI Nations… La semaine dernière, j’étais plutôt bien mais c’est vrai qu’avec les grosses chaleurs, c’était plus difficile. Il y aurait eu un autre match, je n’aurai peut-être pas pu le faire. Mais cela reste une belle expérience d’avoir joué ici au Camp Nou. Pour vous qui êtes catalan, cela doit être une véritable désillusion… Je suis déçu par rapport au résultat. Pouvoir gagner le Bouclier de Brennus devant toute la famille, cela aurait été majestueux, magique. Perdre de la sorte, c’est dur à avaler. Avec notre envoyé spécial à Barcelone, Julien Chalouette.
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