Guido Tognoni : "Blatter est fiancé à la FIFA"

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Ancien attaché de presse de la FIFA, viré en 1995, puis repris en 2001 au marketing, Guido Tognoni a côtoyé Sepp Blatter de près pendant des années. Et il a des choses à dire sur l'animal...

Quel genre de patron est Sepp Blatter ? C'est pas très compliqué d'être président de la Fifa vous savez. Vous vous occupez de la répartition de l'argent mais vous ne vous occuper pas d'en faire entrer. C'est fantastique. Toute l'année, il n'y a pas beaucoup de choses à faire, seulement des tâches administratives et désigner un pays pour une coupe du monde tous les quatre ans. Nous pourrions tous le faire, car ce n'est pas la Fifa qui l'organise après mais les locaux. C'est pas un miracle, c'est faisable : il faut juste trouver des sponsors mais si demain Coca Cola se barre, Pepsi arrive en courant ; Si Hyunday se désengage, Mercedes se garera à sa place. Tout le système est déjà en place pour des années encore. Avec ses fonds propres, la Fifa a deux coupes du monde d'avance qu'elle pourrait financer elle-même Et si le football mondial est aussi riche et se vend aussi bien, ce n'est pas Sepp Blatter et la Fifa qu'il faut remercier, mais l'inventeur de la télévision".
Il est quand même l'inventeur du foot business, non ? Je vais vous dire, le vrai génie, c'est Horst Dassler d'Adidas, son ami. Dassler a montré le chemin de la publicité dans le sport, en prenant quelques bonnes idées de Patrick Nally, celui qui a inventé le marketing et la commercialisation du sport. Dassler s'est servi de la Fifa et pas l'inverse. Dassler a vu que la Fifa était comme un champignon, qu'elle allait grandir. Il a aussi vu que les JO allaient grandir, que tout le sport allait grandir. C'était un visionnaire. Dassler a commencé à mettre des président latins dans les principales fédérations sportives, comme au volley par exemple. Les latins sont plus faciles à acheter, je ne sais pas pourquoi.
Quel est son caractère ? Je dis toujours que Blatter n'a pas mauvais caractère, il n'a pas de caractère. Il n'a pas de conscience des choses, il passe son temps à trahir les gens mais ne sait jamais quand on le trahit. Il n'a aucun sens du jugement. Il ne s'intéresse qu'au pouvoir. Il vendrait sa mère pour cela. Il n'arrive pas à dominer ses ambitions. Il ne peut pas concevoir que quelqu'un puisse être loyal et compétent. Il a peur des gens qui l'entourent, comme les dictateurs. Staline et Hitler n'avaient pas peur du peuple, mais de leur entourage. C'est un bon causeur pendant trente minutes ou…


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