Guerre VTC-Taxis : le gouvernement lance «une mission de concertation»

le
2
Guerre VTC-Taxis : le gouvernement lance «une mission de concertation»
Guerre VTC-Taxis : le gouvernement lance «une mission de concertation»

Comment désamorcer et trouver un terrain d'entente entre les taxis et les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), alors que la guerre de position s'est enlisée depuis 2009 ?

Les taxis vont se mobiliser, lundi, dans les rues de Paris et les principales villes de province à l'appel des syndicats (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST) après la décision du Conseil d'Etat. Celui-ci a suspendu le référé qui imposait un délai minimum de quinze minutes entre la commande d'un VTC (chauffeur privé) par un client et sa prise en charge effective. Le gouvernement est aujourd'hui obligé de prendre la main. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur et Sylvia Pinel, ministre de l'Artisanat, ont annoncé ce samedi la mise en place «dans les prochains jours» d'une «mission de concertation».

Pour le moment, la lettre de mission reste très générale avec des objectifs des plus consensuels. Elle aura pour objectif de «définir les conditions durables d'une concurrence équilibrée entre les taxis et les VTC», ont indiqué les deux ministères dans un communiqué commun.

QUESTION DU JOUR. Taxis : faut-il ouvrir le marché à la concurrence ?

Le gouvernement a annoncé «des contrôles renforcés»

Les ministres ont fixé à cette commission, qui sera présidée par une «personnalité reconnue» et associera «l'ensemble des acteurs», d'instaurer dans les deux mois «un dispositif équilibré et durable, au bénéfice de chacun des acteurs, en prenant en compte la satisfaction des différents besoins de transports individuels».

Cette commission devra aussi tenir compte de l'émergence de nouveaux moyens comme le transport de personnes en moto ou la montée en puissance de l'autopartage entre les particuliers, y compris rémunérée, avec l'arrivée par exemple du site Uber.

Outre la création de cette mission, le gouvernement a annoncé «des contrôles renforcés» dans les prochains jours sur le respect de la réglementation par les différents ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M9101475 le lundi 10 fév 2014 à 10:38

    Les pauvres taxis : il suffit de regarder leurs bagnoles et on comprend vite que ces nantis font un lobbying monstrueux pour garder leurs privilèges et leurs prix scandaleux. L'état essaie de lacher du lest en autorisant des services comparables mais c'est la levée de boucliers. Si l'état annonçait la fin des licences voir leur remboursement, ils bloqueraient les villes. Que la police fasse son travail et dégage les rues en sanctionnant

  • FatFingR le samedi 8 fév 2014 à 20:18

    Tout ca est encore une fois la faute de cette pu t e d'etat qui a impose, de fait, un commerce des licences de taxi en en limitant le nombre et en en autorisant les transactions. Resultat: des chauffeurs de taxis qui se surendettent pour pouvoir acheter une charge et juste travailler mais qui, evidemment, sont coinces si jamais leur chiffre d'affaires chute a cause de quelque chose qu'ils n'avaient pas vu venir avant d'acheter leur charge. Encore une fois cette rep de mer d es qui fait de la m.