Guerre des quartiers: jusqu'à 13 ans de prison pour des jeunes

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Des peines de 3 à 13 ans de prison prononcées à l'encontre de 19 jeunes accusés de la mort d'un jeune homme en 2013 à Gonesse (Val-d'Oise) dans une guerre de quartiers ( AFP/Archives / JACQUES DEMARTHON )
Des peines de 3 à 13 ans de prison prononcées à l'encontre de 19 jeunes accusés de la mort d'un jeune homme en 2013 à Gonesse (Val-d'Oise) dans une guerre de quartiers ( AFP/Archives / JACQUES DEMARTHON )

Des peines de 3 à 13 ans de prison ont été prononcées mercredi soir à l'encontre de 19 jeunes accusés de la mort d'un jeune homme en 2013 à Gonesse (Val-d'Oise) dans une guerre de quartiers, a-t-on appris jeudi auprès des avocats.

Sur les 19 accusés, 16 avaient été renvoyés devant les assises pour meurtre. Les trois autres, qui avaient transporté les agresseurs sur le lieu du drame, étaient jugés pour complicité.

Conformément à la volonté du parquet, qui avait requis des peines de 6 à 15 ans, les faits ont été requalifiés en "violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

L'avocat de la partie civile, Me Philippe Van der Meulen, a exprimé auprès de l'AFP sa "satisfaction que tous aient été déclarés coupables", tout en regrettant "le manque de sévérité" des sentences, "sachant que la peine maximale encourue était de 20 ans".

"Si on veut mettre fin à ces expéditions punitives, il faut que les bandes sachent que les peines sont lourdes", a-t-il dit, soulignant que, au terme d'un mois de procès à huis clos, "personne n'avait reconnu les coups dans ce crime lâche et d'une violence inouïe: 14 coups de couteau dans le dos".

A l'issue de quatre semaines de débats, "on ne sait pas la moitié de la vérité et je suis loin de penser que les coupables désignés sont les bons", a de son côté déploré Me Adèle Vanhaecke. Son client, "jeté en pâture" selon elle, a écopé de la peine la plus lourde, 13 ans.

"Dans ce procès, on a beaucoup parlé de lâcheté mais, ce que j'ai vu, ce sont 19 jeunes qui sont venus tous les matins pendant un mois, comme de bons élèves, et qui, à l'énoncé du verdict, ont accusé le coup, sans incident, alors que beaucoup avaient refait leur vie", a insisté l'avocate.

La mort de Mohamed, 20 ans, s'inscrivait dans un contexte de violente rivalité entre deux quartiers de cette commune de la banlieue nord de Paris.

Dans la soirée du 3 juillet 2013, des jeunes du quartier Saint-Blin, également appelé Orly-Parc, s'étaient rendus dans le quartier des Marronniers à bord de trois voitures, armés de bâtons et de bombes lacrymogènes, dans l'intention de se venger après une agression.

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  • M140210 il y a une semaine

    Justice trop laxiste

  • M940878 il y a une semaine

    les 'chances' toujours les 'chances' !